Pharmacopœia Lillensis, 1694, p
A l'arrière plan cL jiisc[uc dans un loinlain sans liinilo, on voit s'échelonner les orig-ines des drofii-nes exolir|nes. \a'. rri^ne animal a pour représentant la liconic, (jiii se désaltère au bord d'une eau traurpiille, le cerl", rpii élève la ramure de son bois, le clicvrotin dont Tallure calme contraste avec le bond que fait un lion, lancé en une course, et destiné à faire comprendre les dangers du liansport des drogues exotiques. Le règne vég-étal est désigné sans aucune précision par quelques touffes d'arbres, d'arbrisseaux ou d'iierbes sur les sommets de lointaines montagnes. Le règne minéral est simplement indi([ué par trois mineurs qui manient le pic vig-oureusement ; le vag-ue de cette désignation contraste avec la précision de l'ouvrage pour cette partie.
Les auteurs de la composition paraissent avoir été plus préoccupés de la valeur du transport des drogues exotiques, en ajoutant un portefaix qui plie sous la charg-e d'un suron et un dromadaire entouré de trois coolies.
Toutefois la vie intérieure des pharmaciens lillois n'était point méconnue ; on voit en effet le fonctionnement d'un laboratoire pharmaceutique incomplètement dissimulé derrière le dos d'Apollon. Deux grosses colonnes d'ordre ionique sont partiellement recouvertes par une ample draperie qui rappelle le g-enre des tableaux de Rubens et de beaucoup d'autres peintres flamands. Dans cet intérieur on voit un serviteur qui range des bocaux, des pots, des matras sur un rayon élevé; en même temps un pharmacien dispose le récipient d'un appareil distillatoire, tandis que sur une table repose un mortier et son pilon et peut-être aussi un porphyre.
On peut dès lors apprécier que la coordination des sciences pharmaceutiques se trouvait exprimée dès le premier feuillet de cet ouvrag-e g-aléno-chimique, en même temps que la bonne harmonie qui régnait à cette
Planche X. — Page 84.
Fac-similé réduit du frontispice dessiné par Arnould de VuEz et gravé par Jacques RoBrLLARX, pour la Pharmacopée lilloise de 1694.
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époque entre les médecins et les pharmaciens ; aussi pouvait-on dire : « Pharmacopeias est Medici dextera mamis et aaxUiam ad sanitaleni necessarium, sine quo medici na necciio, nec tute, necjiiciinde, œgris administrari potest ^ . » Ce trxivail fut payé par la Ville, tant pour la gravure que pour le dessin lui-même, 96 florins.
A Jacques Robillart et Arnould ûeuuez la somme de quatrevingt-seize florins pour avoir fait le dessin et gravé la planche du dispensaire nouveau mis en lumière par les médecins en vertu d'ordre de Messieurs du Magistrat comme appert par déclaration, certiffiée et ordonnance du xi novembre xvi*^ quatre-vingt-quatorze, Signé : Herreng, avec une quittance au pied partant icy laditte somme de IIIF^ XVI florins 2.
Après le titre, on trouve les noms des rewart, majeur, échevins, conseillers et huit hommes de la ville de Lille, à qui les auteurs médecins et pharmaciens adressent une longue dédicace.
Les membres de la commission étaient :
Joannes Vanderwoude, Collegii Medicorum Decanus ;
Ignatius Barlez, Juratus ;
Antonius Morel, Collegii Medicorum a Senatoribus pro tempore
assessor ; Petrus Herreng 3 ; Bonaventura Hachin, Curiœ Pharmacopœiorum pro tempore
prœfectus ; Hugo Garpentier, Collegii Medicorum pro tempore assessor ; Robert us Franciscus Doulcet, Juratus '' ; Albertus Robillart, a Capilulo insignis Ecclesiœ Divi Petr
Juratus ; Jacobus Caillet, Collegii Medicorum pro tempore assessor ; Joannes Jacobus Salembier, Collegii Medicorum pro tempore
Syndicus Sedis Gubernantiœ Juratus ;