‹ Histoire de la pharmacie à Lille de 1301 à l'an XIChapitre 86 sur 196 · Lespleigney. Loc. cit., p · texte numérisé non relu

Lespleigney. Loc. cit., p

d'après M. le Dr P. Dorveaax ^ ; le Roucou qui était un dig-estif.

Dans les sucs, les nouveautés sont le Baume de Tolu, l'Huile d'olives. On a ajouté à la fin les vins blancs et roug-es et le vin d'Espagne ; ils ne sont pas nouveaux, mais on les avait oubliés.

Dans les préparations, parmi celles qui n'existaient pas en i64o, on peut citer l'Eau phagédénique, dont la formule n'a pas varié depuis deux siècles, l'Eau divine de Fernel (sublimé corrosif 12 g-rains, Eau de Plantain 6 onces), qui est à peu près la liqueur de Van Svieten, l'Eau bénite ou vin Emétique que l'on préparait avec du vin blanc de France et de l'oxysulfure d'antimoine, le Vin fébrifuge qui est le Vin de Quinquina au vin rouge que l'on emploie actuellement, l'Eau de la Reine de Hong-rie qu'on pourrait appeler alcoolat de Romarin.

Pour la première fois apparaissent les Teintures. L'une d'entre elles, la Teinture de Benjoin est aussi appelée Lait virginal. Ce lait virginal ne ressemble en rien à celui de i64o; seuls leurs usages étaient les mêmes, d'après Lemery : « Le nom de virg-inal vient de ce que les filles se servoient de ces liqueurs pour se décrasser et pour embellir leur peau ^. >:>

On employait aussi la Tisane royale que l'on fabriquait en faisant bouillir des racines de Polypode et de Chicorée, puis une infusion de feuilles de Séné, de suc de Réglisse, de Tamarin et de feuilles de Pimpinelle ; la Décoction blanche et la Décoction de Forest qui était une tisane béchique.

Dans les mellites et les sirops on peut sig-naler comme

1. A quelle époque la racine de chicorée torréfiée est-elle devenue un succédané du café y {Bulletin des sciences ptiarmacologiques, 11^ partie, Variétés, p. 127. Paris, 1900.)

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