Lemery. Phnrmacoj^ée universelle, p. 27. Paris
nouveautés le Mellile de Violettes qui se préparait comme le Mellite de Roses, les sirops de Mûres, d'Ervsimum, d'Absynthe, de Nerprun et le Sirop émétique dans lequel il entrait du verre d'antimoine, du vin blanc et du sucre.
On voit ég-alement pour la première fois la gélatine de Corne de cerf, les tablettes de Manne, le Diascordium de Fracastor, la confection d'Hyacinthe dans laquelle on rencontrait, en consistance d'opiat, de l'hyacinthe, du corail roug-e, de la terre de Lemnos, du bol vrai, du santal citrin, de la confection d'alkermes, des racines de tormentille et de dictamne, des semences sèches de citron, du safran, de la myrrhe, des pétales de roses roug-es, de la pierre de bézoard, de la corne de cerf calcinée, de l'ivoire calciné, des semences de pourpier et d'oseille, des saphirs, des émeraudes, des topazes, des perles, du contrayerva, des feuilles d'or et d'arg-ent, de l'ambre gris, du camphre, du musc, pulvérisés et mêlés avec du sirop de citron.
On peut citer aussi comme n'ayant pas paru à Lille avant 1 694 l'Orviétan 1 qui avait été mis à la mode par Christoforo Gontug'i, natif d'Orviéto. C'était un médicament composé de 27 substances, dont les plus utiles paraissent avoir été la thériaque vieillie et « des vipères sèches ». C'était une véritable panacée ^.
1. G. Planchon a fait l'historique de cette préparation dans le Journal de Pharmacie et de Chimie, S-» série, t. XXVI. Paris, 1892.