‹ Histoire de la pharmacie et de la matière médicale depuis les temps les plus reculésChapitre 5 sur 16 · HINDOU · texte numérisé non relu

HINDOU

La civilisation des Hindoux est au moins contemporaine de celle des Egyptiens, si elle ne remonte pas à une époque encore plus reculée. Leurs monuments, leurs livres saints appartiennent évidemment à la plus haute antiquité. Les institutions sociales que l’on retrouve aujourd’hui dans l’Inde existaient déjà, et sans doute depuis un grand nombre de siècles, lors des expéditions d’Alexandre. Les brahmes comptent Hermès parmi leurs maîtres et Pythagore au nombre de leurs disciples. Les livres sacrés ou V édas que l’on attribue à Brahma, contenaient tout l’ensemble de leurs connaissances. Layur véda renfermait tout ce qui se rapportait à l’art médical. Les substances usitées dans le traitement des maladies étaient à peu près les mêmes que celles des Israélites.

Parmi les végétaux qu’ils regardaient comme sacrés, ils plaçaient au premier rang, 1° le figuier des pagodes ( Ficus religiosa , L.), dont les branches se courbent vers la terre, y prennent racine et forment des berceaux de feuillage sous lesquels on peut s’abriter; 2° le bananier [M usa paradisicica et sapientium , L.),dont les régimes de fruits savoureux et le vaste feuillage en parasol ont été révérés de tout temps comme un bienfait de la divinité; Ü>° le plas ou plaso ( Butea frondosa , Roxb.), dont l’écorce, quand elle est entamée, laisse exsuder un suc rouge, gommeux, analogue au kino, ce qui fait croire

aux banians que c’est le sang de cet arbre et qu’il souffre de ses blessures. La fleur sacrée par excellence, était, comme chez les Égyptiens, celle du lotus aquatique ( Nelumbiiim speciosum) ; enfin, le basilic sacré ( Ocymwn sanctum , L.), était dédié à Wishnou et les bramines mâchaient chaque jour les feuilles de cette plante, autant par dévotion que par précaution hygiénique (1).

Les Hindoux, comme les Egyptiens étaient divisés en plusieurs castes. La tribu des brahmes renfermait les savants et les médecins. Une autre secte de philosophes, les samanéens, et surtout les hilobiens, qui en faisaient partie, exerçaient la médecine. Us traitaient les maladies par le régime plutôt que par les médicaments; cependant ils employaient les onguents et les cataplasmes, mais ils faisaient peu de cas des remèdes qui s’adressaient aux maladies internes.

La surveillance des malades et même des médecins était confiée à certains magistrats. Strabon rapporte qu’il existait une loi qui défendait, sous peine de mort, à ceux qui découvriraient un poison de le faire connaître, avant d’avoir trouvé un antidote capable d’en détruire les effets.

C’est chez les Perses que les métaux ont été primitivement désignés par le nom des planètes.

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