Ibid
MORALE ET P0LITIQ9JB d'àAISTOTE. 129
^ 1 dans cette pensée qui fait seule la réalité dee
\ puissance à Tàcte, tel qu'Aristôte l'entend, ^"^ "% -^réhensible. Si la matière n'est qu'un pur
f^^^"^^ ^fy <^ puissance » ; et si elle n'est pas un
'^ ^^ ^ TU Aristote n'eipltque pas.
%%^ "^^ ^ont élevés à l'idée d'une volonté
^^ *^^ ^#* '''ntelligence pure et au désir.
' ^' ^<1^ X ^ solution suffisante le grand
%^.^ v^*^^^ /j^ ^u monde» que leurs suc-
>y^<^ ^^ ^^ %^V ''^ ont de résoudre.
'^ V^ ^ "^ -^ FARISTOTE.
>e fin eq fin, de bien en bien, on
. *^>; ^ai peut seul satisfaire notre activité et
^ .xristobé admet (avec Socrate, Platon et
. le souverlin bien est identique au souverain
-^ souverain bonheur lui-même, en quoi con«iste-
Aûme ? — C'est l'acte le plus élevé que nous puissions
.*f; c'est l'acte vraiment propre à Thomme ; ftivuiov tpyw.
cette théorie, Aristote se rapproche de la morale moderne,
où la moralité est conçue comme "étant au fond l'acte propre et
persomiel de l'agent.
L'acte propre à l'homme n'est pas la vie, qui nous est commune avec les végétaux et les animaux. Ge n'est pas la sensibilité, qui nous eet commune avec les animaux. La pensée, tel est, selon Ari^totè, l'acte vraiment propre à l'homme, ^t qui en mêtÉm t^ps dépasse l'homme ; telle est la fin, t^ est le souverain bii^.
Il y a des v^ârtus inférieures et une vertu supérieure, Celte4i Bstlacofttemplatôon ou {mn'sée dêsinféressée, qui se veut elto* ïDêffie pour ^tle^inêlne^ sans iautré utilité qufe sa propre ^t^tion. AristoVe l'appelle vertu eentemp'ative. Dans les sublimes page» çui terminent K^Éihiqtjm à Nicomaqice, il reproche aux vertus iate- Heureset pratiques leur caractère utilitaire, intéressé, en quelque sorte laborieux et mei'cenaire. « Elles poursuivent une fin supé- « rifeure, di't-il, et ^e sont point par elles-mêmes vertus. L'action « de la pensée, au contraire..., étant 'spéculative, ne poursuit < aucune fin au delà d'elle-même, et elle a en elle un plaisir « propre ; plaisir qui, à son tour, augmente l'action de la pertsfee. « Le caractère absolu, désintéressé, infatigable^ dans la mesure
J2âl ^ïLùSÔpisriÈ éRECtirù^.
Àiiiéi se TèiftftÈve âans Aristcfte rôptiiriistfié^ de Sôcfâte et dé PliidS. La riàftire tecfd de toutes fl&^ts Au ^iî sâhé ëtte ^é de Itïî, ëi- iàtfS le voir ellé-in^mé àtf-deàsùs d'elW éômrtïè un Idîfttaîtf idéal, mais sous l'immédiate influence du désir. Sdn élan vérole Èléii eàt ipàhlàtiê, inconscient, et par èotï^é^nènt stvéùgle; et dépendant il ptôdùit et 6rdofn*fèf foutes choàeà^ comiiifê le ferait le calcul abstrait d*ane réflexion prévoyante (I). C'esf que lat raison, povit ëtte spûdtanée, tt'èh est pat( moiiis )à raison i ce ç(tii fait rêtre eE là vie de la nattlre, c'est la pensée ; la nature iîè peiit dôiic tieù produire ^î ii& pbrte la marq^Ée de la penàéé, qui né ^t Intelligible, rationnel, beau et bon.
Nous venons dé voir qtië l'ordre du iflo^dé a sa càtïsé dàûs rattràctiorl exercée far l'acte divin sur la piiisôancé nïàtêrlèllé ; reste à èra^oir o% èfât la cause de reiistëiice mêiïié du mondé ? est-elle à la fois en Dieu ël dans la matièl-e? Qiièl est le caractère définitif de la métaphysique périfjatéticiëndët éli-cë le duâliâifie, eift-ce l'unité?
Aristôte ûé ëôTtftre paâ qu'on fàMé dti inoffidë the é collection d^éplsodeij Sans tiûîté,^ coÈHme uiié rnauvaisé ti^agédie; w tes éti'éir, dit-il^' rie vetllefit f)as être mal gotivérfiés f — // n'est pas bon qu'il y dit pluiiettri chefs y un seul suffit (2). è^ Cëti çfui rëéônrtaî^sènt deux principes suprôtties, dit-il éWcorë; doitefit adtofettre efftsaite un autre principe sopérie'tir (3). » Il en est ainsi de tous ceux qui posent pour preoiiets ptitic'ipeS des ciôntraireé, côinmef l'Amitié et la Discorde, rinteliigéiiûè et le Chaos, le Jofuf et la Nuit.
Puissance et acte^ tels sont, selon Aristoté,^ les deux setils termes qiii demeurent en présence et daris lesquels se fêsolveiit liécêssàirémenit tous les autres ; mais, en adttiettatit ces deux termes, Aristotè ne croit nuUemeiït conàèrver le dualisme dalis §à philosopMé; la puissance n'existe que par l'acte, et il n'y a au fbM qu*tïn èèul principe réel, qu'une seule réalité : l'unité actuelle de Id Petiséè. L'essence de la matière sensible est le mouvement ; l'essence du mouvement est la tendance, la fOî*cé, le désir ; TésèenCe dtt désir est Tâme ; l'essence de Tâme, la pensée ; l'essence dé la pensée, la pensée en soi, l'acte pur de la pensée. Et comme la pensée est