VI.-PHILOSOPHIE LATINE. LUCRÈCE, CIGÉRON ET SÉNÉQUE
Rome n'a point de philosophie originale. Lucrèce, dans son De natwà rerum, emprunte à Épicure ses doctrines et les exprime en vers enthousiastes.
Cicéron, dans la métaphysique, incline vers le probabilisme de la nouvelle Académie ; en morale, il adopte un stoïcisme mitigé par les doctrines platoniciennes et péripatéticiennes. Dans la jurisprudence, il est un des premiers qui aient appliqué la philosophie au droit ; enfin, dans la politique, il emprunte aux Grecs, principalement à Aristote et à Polybe, des idées qu'il développe et perfectionne.
Sénèque adopte le Stoïcisme et en soutient les principes avec une subtilité souvent éloquente. Il écrit de belles pages sur les esclaves, sur les jeux du cirque, sur l'amitié, sur les vertus stoïques.
1. Les médecins empiriques n^admettaient que les résultats observés dans les expériences particulières^ et rejetaient toute méthode générale, différant en cela des méthodistes.