V. - SUCCESSEURS DE PLOTIN.- ÉCOLE D'ATHÈNES
PROGLUS-
L La théorie néoplatonicienne ne semble pas avoir été notablement modifiée par Porphyre. Avec Jamblique, l'esprit du véritable Platonisme se perd. A la métaphysique chrétienne les Alexandrins avaient opposé la métaphysique de Platon; à la religion chrétienne ils voulurent opposer la théurgie, c'est-à-dire l'art d'exercer une action sur la volonté des dieux et de se les rendre favorables. Dès lors, les théories les plus profondes donnèrent lieu à des extravagances ; principalement celle de l'Unité divine et celle de la multiplicité idéale en Dieu. L'unité divine, qui n'était point abstraite chez Plotin, devint une abstraction chez les Néoplatoniciens dégénérés. L'extase, qui n'était autre chose en elle-même'que l'acte le plus élevé de la raison revenant à son origine, de l'intelligence première^ — état réservé aux âmes pures dans une autre vie et plus idéal que réel, — se changea en une pratique superstitieuse et mensongère dont le résultat était la stupeur et la folie. Le Platonisme n'est pas plus responsable de ces excès,