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SUCCESSEURS DE PLOTIN. ÉCOLE d' ATHÈNES. 175
motivés par la lutte des deux religions, que le Christianisme n'est responsable de toutes les extravagances des faux mystiques. C'est parce que la théorie platonicienne de l'Unité absolue était très-élevée qu'elle pouvait plus facilement, détournée de son sens légitime, aboutir à Tabsurde.
II. Les théories alexandrines sont mises en une lumière nouvelle et parfois régénérées par l'école d'Athènes.
Proclus insiste sur l'Unité absolue du Bien qui réside au delà de l'intelligence et de l'être, et il applique la même conception à la Providence, dont il propose une théorie originale. Selon lui, la Providence est plus que l'intelligence conservant le monde : sa vraie source est dans l'Unité suprême du bien. L'Un connaît toutes choses d'une connaissance supra-intellectuelle, dans l'unité d'où elles dérivent, c'est-à-dire en lui-même : ainsi, ce qui est divisé et multiple existe et est entendu dans son principe d'une façon indivisible et simple, sous la forme de l'unité ; ce qui est indéterminé et incertain est connu d'une manière certaine et déterminée (1). Nos actes libres eux-mêmes, sans cesser d'être libres, sont soumis dans rUnité à une prévision ineffable. Il y a donc dans l'Un une prédétermination des choses antérieures à la vision de* l'intelligence proprement dite : c'est ce qu'exprime le mot de Providence (2).
i. Commentaire du Parménidef VI, 47.
i. De Providentiâ,ly \o.