‹ Histoire, de la philosophie (volume 2)Chapitre 197 sur 358 · IL - DE L'AME; SON EXISTENCE, SES FACULTÉS ET SA NATURE · texte numérisé non relu

IL - DE L'AME; SON EXISTENCE, SES FACULTÉS ET SA NATURE

L Existence de l'ame. L'âme ou le moi ne fait qu'un avec la conscience ou avec la pensée. Or, l'existence de la pensée est contenue évidemment

dans le Cogito. — II. Facultés de l'amb : deux principales, Tentendément et la volonté. — !<> Théorie de l'entendement et des idées. Trois sortes d'idées : idées factices, que nous formons en combinant les autres idées; idées adventices, qui nous viennent de rextéheur; idées innées, qui naissent en nous et dérivent de la nature même de notre pensée. — 2o Théorie de la volonté. La volonté est active et libre. — Cette liberté ne consiste pas dans l'indifférence ; l'indifférence n'est que le plus bas degré de la liberté. La liberté consiste « dans une puissance réelle et positive de se déterminer » ; « elle se connaît sans preuves, par la seule expérience que nous en avons ». — C'est la puissance infinie de vouloir qui fait la grandeur de Thomme et sa ressemblance à Dieu. — Le souverain bien est la rectitude de la volonté. -— III. Essence dk l*ame ; distinction de l'ame et du coups L'essence de rame est la pensée, c'est-à dire la conscience. -- Les êtres se distinguent par leurs attributs essentiels : l'attribut essentiel de l'àme est la pensée, l'atlribut essentiel du corps est l'étendue. On ne peut penser sa pensée sans la distinguer de l'étendue et sans prendre ainsi conscience de sa spiritualité.

I. Preuves de l'existence de dieu. — l» Preuve par l'imperfection de notre existence : sujet au doute et à Terreur, je suis imparfait ; je ne suis point assez indt^pendant pour être la cause de ma propre exiî^tence. — 2^ Preuve inductive par l'origine de notre idée de perfection. Toute idée est un elfet qui a son origine dans une cause, et la cause doit contenir sous une forme éminente ce que c(»ntient l'effet. Or, la cause de l'idce de perl'ccliou n'est point moi, qui suis imparfait ; je ne puis non plus former cette idée ni par la négation du fini, ni par la combinaison dVléments finis, ni par l'élév.ition à l'infini de mes puissances propres. La cause de Tidée de perfection est donc l'être parfait lui-même. — 3'» Preuve déductive par le contenu de l'idée de perfection. L'idée même de la perlectiou contient l'idée de l'existence comme celle de triangle contient celle d'angle Dire que l'on conçoit une perfection non existante, c'est-à-dire une perfection imparfaite, c'est se contredire.

IL AiTlilBUTS DE DIEU. THÉOUIE UE LA VOLONTÉ EN DIEU. — Mothode

pour déterminer les attributs de Dieu : élever à l'infini nos propres attributs. — I" Entendement divin ; 2o Volonté divine. Le caractère de la volonté divine est d'<^tre absolument libre, et créatrice non-seulement du monde, mais des lois physiques et même des lois logiques ou morales. Dieu fait la vérité et ne la trouve pas toute faite : c'est l'assujettir au Destin et au Styx que de lui imposer des vérités qui seraient indépendantes de son vouloir. — Au reste, la liberté divine n'est pas pour cela arbitraire ni changeante.

m. Rapports de dieu au MOiNDE. — 1« La véracité divine, critérium suprême de la vérité. L'évidence, n'étant elle-même qu'une sorte d'apparence intérieure, peut nous tromper. Avoir foi à l'évidence, c'est croire que les lois de notre pensée sont d'accord avec les lois de l'être ; cet accord suppose on Dieu la véracité. — 2«» Création continuée et Providence En Dieu l'acte créateur et l'acte conservateur ne font qu'un. La conservation des créatures est donc une « création continuée. »

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