Lettres, II, 55, p
2. « Lorsque je dis que quelque idée est née avec nous, j'entends seulement que nous avons en nous-mêmes la faculté de la produire. » « Car je n'ai jamais jugé ni écrit que l'esprit ait besoin d'idées naturelles qui soient quelque chose de différent de la faculté qu'il a de penser. Mais, reconnaissant qu'il y a certaines pensées qui ne procédaient ni des objets du dehors, ni de la détermmation de ma volonté, mais seulement de la faculté que j'ai de penser, pour établir quelque différence entre les idées ou les notions qui sont les formes de ces pensées [c'est-à-dire de ces opérations de la conscience], et pour les distinguer des autres que l'on peut appeler étrangères (adventices) ou faites à^ plaisir (factices), je les ai nommées naturelles ; mais je l'ai dit au même sens que nous disons que la générosité ou quelque maladie est naturelle à certaines familles. » (Réponse à Regius, Cousin, X, 70.)