‹ Histoire, de la philosophie (volume 2)Chapitre 250 sur 358 · CHAPITRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SIXIÈME

Philosophie anglaise et écossaise.

I. Psychologie. — Essai sur l'entendement humain, — La question dont Locke se préoccupe avant tout est celle de l'origine des connaissances. Il rejette la doctrine des idées innées, qu'il prend en un sens étroit. Il reconnaît cependant comme source des idées, outre la sensation, la réflexion. Empirisme de Locke. Nous ne pouvons connaître Tessence des choses, mais seulement les phénomènes ; la limite de notre connaissance est celle de Texpérience. II. PHILOSOPHIE civile et politique. — Essai sur le gouvernement civil. — Les théories sociales et politiques de Locke contiennent un grand nombre de vérités qui exercèrent leur influence sur tout le XVIIP siècle. ~ Locke ne pénètre pas jusqu'au fondement véritable du droit, qu'il confond avec l'utilité individuelle ou sociale ; mais il reconnaît et que tout droit est une liberté et que le premier des droits est la liberté même. — Réfutation de Hobbes par Locke. L'état naturel n'est pas la tyrannie des çlus forts ni l'inégalité entre les hommes ; c'est la liberté et régalité. Il existe des droits naturels antérieurs à la société civile et dont la société civile n'est que la protection. — Droit de développer sa liberté; droit de posséder les produits de sa liberté ou droit de propriété. Théorie de Locke sur la propriété. Il en place le fondement dans le travail. C'est le travail qui fait la valeur de la terre. -— Conditions restrictives auxquelles Locke soumet la propriété: 1" ne point laisser périr entre ses mains la chose possédée ; 2° en s'appropriant certaines choses, en laisser encore assez pour les autres. — Droit de liberté personnelle et condamnation de l'esclavage. — Le pouvoir paternel. Il ne doit pas être une servitude pour l'enfant : il est un devoir plutôt <iu'un pouvoir, et cesse lorsque le devoir est accompli. Le pouvoir politique. Il ne repose pas sur le pouvoir paternel. — Droit de légitime défense, ayant pour conséquences le droit de réparation ou le droit de punir. Théorie de Locke sur le fondement naturel de la pénalité. Passade de l'état naturel à la société civile ou politique. Celleci n'a pour but que de garantir les droits naturels ; son principe n'est et "ne peut être que le consentement commun, par conséquent un contrat.

— Par ce contrat, les hommes n'abandonnent pas leurs droits, mais seulement l'exercice personnel du droit de se faire justice ou droit de punir.

— Le pouvoir judiciaire est l'essence du pouvoir social ; il engendre le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif. — Le gouvernement est l'ensemble d'hommes à qui ces pouvoirs sont confiés. La monarchie absolue, proposée par Hobbes, n'est qu'un état de guerre. — Le gouvernement est essentiellement limité. Il a pour limites les droits naturels dont on lui a confié la défense. En instituant le pouvoir lég^islatif et le pouvoir exécutif, la nation ne se démet point de son droit de souveraineté. — Conséquences que Locke en tire pour l'apologie de la révolution d'Angleterre, et en général du droit naturel de révolution. — Doctrine de Locke sur les rapports de l'Eglise et de l'Etat. Lettres sur la tolérance.

Indépendance mutuelle de la société cmle et de la société religieuse. Influence de Locke sur le XYIII" siècle. Caractère de son libéralisme.

n. — lEIKEliY.

Berkeley combat la notion d'une substance matérielle, inerte et passive, qui subsisterait indépendamment de l'esprit. Exister, c'est être perçu ou percevoir ; ce qui n'est pas perçu et ne perçoit pas, n*est pas. Des esprits et des idées, voilà donc toute la réalité. — Spiritualisme absolu de Berkeley.

m. — HUIE.

Berkele]^, après avoir détruit l'idée de la substance matérielle, laissait une réalité substantielle à l'esprit. Hume rejette à la fois l'esprit et la matière, et n'admet que des phénomènes ou états de conscience qui se suivent. — La succession des états de conscience est régie par les lois de V association des idées, auxquelles se ramènent toutes les lois psychologiques. — Rapports qui produisent l'association des idées : ressemblance, contiguité, succession nécessaire. — La cause, comme la substance, est une pure entité. La causalité se réduit à la succession nécessaire : au dehors nous n'apercevons qu'un rapport de succession, non de causalité réelle entre les choses ; de même à l'intérieur. — Le caractère de nécessité qu'offrent certaines successions n'est qu'une contrainte intérieure produite par l'habitude. — L'induction est l'attente des mêmes phénomènes dans les mêmes circonstances, et cette attente est une habitude engendrée par la répétition. — Hume fonde ainsi le positivisme anglais.

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