‹ Histoire, de la philosophie (volume 2)Chapitre 295 sur 358 · Contrat social, II, XV · texte numérisé non relu

Contrat social, II, XV

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.. confédérations capables de résister aux agressions extérieures. La - solution de la difficulté réside, selon lui, dans l'idée de confédér ration, idée qu'il n'a d'ailleurs pas eu le temps de développer. Sa j- conclusion, — qu'on n'a pas toujours bien comprise, — est que ; la vraie république est la république confédérative, dont il trou- ^■ vait en Suisse un exemple. Ajoutons qu'une confédération peut 1 dépasser beaucoup la Suisse en étendue, et que, si la Suisse est . une confédération relativement faible, rien n'empêche Texistence . de vastes et fortes confédérations.

Reste une dernière question, celle des rapports de l'Église et de l'État. Rousseau demande leur séparation, du moins quand il s'agit des religions surnaturelles. « Chacun peut avoir <c telles opinions qu'il lui plaît, sans qu'il appartienne au souveu rain d*en connaître ; car, comme il n'a point de compétence (( dans l'autre monde, quel que soit le sort des sujets dans la vie à a venir, ce n'est pas son affaire, pourvu qu'ils soient bons ci- « toyens en celle-ci (1). »

Rousseau croit cependant, par une regrettable inconséquence, devoir maintenir dans l'État une sorte de religion naturelle et civique : — « Il y a, dit-il, une profession de foi purement civile, (( dont il appartient au souverain (c'est-à-dire à la nation) de fixer <( les articles, non pas précisément comme dogmes de religion, mais (( comme sentiments de sociabilité sans lesquels il est impossible « d'être bon citoyen ou sujet fidèle. Sans pouvoir obliger personne « à les croire, il peut bannir de l'État quiconque ne les croit pas ; « il peut le bannir, non comme impie, mais comme insociable... <( Que si quelqu'un, après avoir reconnu publiquement ces mêmes (( dogmes, se conduit comme ne les croyant pas, qu'il soit puni de n mort ; il a commis le plus grand des crimes : il a menti devant « les lois. » — Ce sont là de fâcheux écarts de pensée et de langage; il est juste pourtant de remarquer qu'on prête d'ordinaire à Rousseau plus qu'il ne dit : il ne veut punir de mort que ceux qui commettent des crimes contraires à une morale naturelle et à une religion naturelle dont ils auraient préalablement accepté les principes. Il ne punit pas ceux qui ne croient point, mais ceux qui se conduisent contrairement à la morale et à la religion civique qu'ils avaient promis d'exercer.

Ce qui manque encore à Rousseau, dans cette question comme

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