‹ Histoire, de la philosophie (volume 2)Chapitre 311 sur 358 · II. - YICTGR COUSIN ET L'ECLECTISME · texte numérisé non relu

II. - YICTGR COUSIN ET L'ECLECTISME

Victor Cousin mêle à la philosophie trop timide de TÉcosse quelques spéculations empruntées soit à Platon et aux Alexandrins, soitàli

philosophie de Schelling et de Hegel. Il veut substituer aux systèmes philosophiques un choix de vérités empruntées aux diverses doctrines, et prend pour unique règle de ce choix le sens commun. L'éclectisme. Quatre systèmes auxquels Victor Cousin veut tout réduire : sensualisme, idéalisme, scepticisme, mysticisme. — Théorie de l'origine des idées : perceptions de l'expérience et conceptions de la raison. Victor Cousin ne donne aucune explication des conceptions prétendues innées.— Même absence d*oginalité et d'invention dans la philosophie de l'histoire, dont Victor Cousin emprunte les conclusions à Hegel ; il glorifie le succès, la victoire et les grands hommes. — Victor Cousin finit par élever l'histoire de la philosophie aux dépens de la philosophie même, qu'il réduit à un enseignement oratoire et officiel des vérités de sens commun. -* La spéculation philosophique en France se trouve ainsi momentanément arrêtée, et ne reparaît qu'en se rattachant d'une part à Maine de Biran et à Descartes, de l'autre à Kant.

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