‹ Histoire, de la philosophie (volume 2)Chapitre 58 sur 358 · II. - ÉCOLE D*Él£E · texte numérisé non relu

II. - ÉCOLE D*Él£E

1. Xénophane. L'idée qui domine dans l'école d'Élée, c'est que la multiplicité des choses est une simple apparence et que le fond des choses est l'unité. Xénophane démontre avec profondeur que Dieu est un ; mais il confond Dieu avec le monde infini, parce qu'il ne peut admettre qu'il existe des êtres en dehors de l'itre absolument un. — IL Parménide admet également que l'Etre absolu est un, infini, éternel, et qu'en dehors de l'Etre, rien ne peut exister. II en conclut que l'être est identique à la pensée. — III. ZENON D'Elée réfute ceux qui, avec Heraclite, se représentent le devenir comme la seule réalité ; selon lui, au contraire, rien ne devient et tout est. Le changement et le mouvement ne sont que des apparences : de là les arguments célèbres de Zenon contre la possibilité du mouvement. — L'école d'Élée s'absorbe ainsi dans la pensée de l'unité absolue, en dehors de laquelle rien n'est: elle aboutit à une sorte de panthéisme idéaliste.

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