‹ Histoire, de la philosophie (volume 2)Chapitre 59 sur 358 · IIL - EMPÉDOCLE · texte numérisé non relu

IIL - EMPÉDOCLE

L— Empédocle, combinant les doctrines des Pythagoriciens et des Ioniens, considère toutes choses comme provenant de deux principes, l'Amour et l'Inimitié. —A l'origine, tous les êtres ne faisaient qu'un dans le sein de l'Amour qui est Dieu ; l'Inimitié fit succéder la division à l'union, la

période de répulsion à la période d'attraction; le mouvement se produisit I alors dans le monde sphérique que Dieu anime, et sépara l'un de / l'autre les quatre éléments : le feu, la terre, l'eau et l'air. — II. Tout revient peu à peu à l'unité primitive de l'amour. Vhomme s'en rapproche par la connaissance, par le sentiment et par l'action, quand il connaît l'harmonie des choses et qu'il conforme ses sentiments ou ses actions à cette harmonie — Nous devons aimer non-seulement les autres hommes, mais tous les êtres. — Un jour les forces d'attraction ramèneront l'univers sous Tempire de l'amour.

La mécanique, par laquelle les lonieus expliquaient tout, ne se réduit-elle point elle-même aux mathématiques ? Qu'est-ce, en définitive, que le mouvement, comme objet de science ? — Une diversité de relations dans l'espace, une diversité de figures géométriques ; et les figures géométriques, à leur tour, ne se comprennent que par les lois des nombres. Dire que tout est mouvement, une fois qu'on a fait abstraction de la force et de l'activité, qui ne se trouvent que dans la conscience, cela revient donc à dire que tout est nombre.

Ce progrès d'idées, qui réduit la mécanique universelle à la « mathématique universelle », fut accompli dans l'antiquité par l'école pythagoricienne.

Page 1