‹ Histoire, de la philosophie (volume 2)Chapitre 81 sur 358 · IV. - DOCTRINES RELIGIEUSES DE SOGRATE · texte numérisé non relu

IV. - DOCTRINES RELIGIEUSES DE SOGRATE

Socrate conmiençait l'instruction de ses disciples, dit Xénophon, par les preuves de l'existence et de la providence de Dieu. Ces preuves étaient au nombre de deux : Tune fondée sur la cause efficiente, l'autre sur la cause finale.

Nous possédons en nous une intelligence ; mais ce qui est en nous doit se retrouver dans la cause qui a produit le monde : il y a donc une intelligence présente à l'univers, tw Trovri yjBow<nç, et la nôtre en est dérivée. — Telle est la preuve par la cause efficiente (1).

En outre, tout est disposé pour le mieux dans l'univers ; tout yaun but. Les organes de notre corps sont admirablement appropriés à leurs fonctions. Dans cette universelle utilité des choses, et surtout dans leur utilité pour l'homme, Socrate reconnaît une œuvre de < providence », irpôvoia, — Telle est la preuve par les causes finales, que Socrate considérait comme le complément nécessaire de la doctrine d'Anaxagore : montrer que tout est l'œuvre d'une intelligence, ce n'est pas assez ; il faut montrer que cette intelligence, en toutes choses, a eu pour fin le bien (2).

Le Dieu de Socrate est un. De même qu'il n'y a qu'un monde, qui forme un seul tout, to ttôv, de même il n'y a qu'un Dieu, présent à ce monde comme l'âme est présente au corps. Socrate parle presque toujours de Dieu au singulier : Celui qui a fait l'homme

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