‹ Histoire, de la philosophie (volume 2)Chapitre 82 sur 358 · Ibid,, l, IV, IV, VI · texte numérisé non relu

Ibid,, l, IV, IV, VI

ouïes animaux, ou les astres, ou le monde. Parfois aussi il emploie Texpression vulgaire : les dievx ; mais on sait que, dans l'antiquité, ce mot de dieu désignait tout être divin et céleste, par exemple les astres. Les dieux sont des puissances secondaires, inférieures à la perfection suprême, mais supérieures à Thomme. L'unité du vrai Dieu est, du reste, clairement indiquée dans les lignes suivantes :* « Les autres dieux, qui nous donnent des biens, a nous les donnent sans se montrer à nos regards ; et Celui qui d ordonne et contient le monde entier, en qui sont toutes les « choses belles'et bonnes, et qui le gouverne plus vite que lapen- « sée, celui-là fait sous nos yeux les plus grandes choses, mais il « les gouverne sans se laisser voir. Considère que le soleil, dont « l'existence est si claire pour tous, ne permet pas aux hommes « de le contempler ; si l'on fixe sur lui un regard irrespectueux, il « vous enlève la vue. L'âme de l'homme, qui participe du divin « plus que toutes les autres choses humaines, règne évidemment «en nous, mais elle est invisible elle-même. Réfléchis à ces a choses, et ne méprise plus les êtres invisibles ; mais, com- « prenant leur puissance par leurs effets, honore la Divinité (to

(( SatfAOvtov) (1). » *

Le Dieu de Socrate estréternel et immense ; « il voit en même « temps toutes choses, entend tout, est présent partout^ et veille « sur tout à la fois (2). »

Socrate croyait tellement à la providence divine, qu'il allait jusqu'à admettre une communication plus ou moins directe de certains hommes avec la divinité : il admettait la possibilité d'une inspiration, d'une voix intime capable de nous donner le pressentiment de l'avenir : c'est ce qu'il appelait son signe divin, sa voix divine : to 5«tfAovtov, qu'on désigne vulgairement sous le nom du démon de Socrate, Le philosophe, ici, touchait à l'enthousiasme mystique.

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