Zend'Avesta^ trad. Ânquetil
Le piincipe du bien étant rintelligence ou la lumière qui pénètre toutes choses sans s'altérer elle-même, son caractère essentiel est la pureté ; Ormudz est la pureté parfaite. De là le précepte fondamental de la morale persane : c Restez purs comme Ormudz. • Cette pureté doit se manifester à la fois dans les pensées, dans les paroles et dans les actions. « 0 tous tous, maîtres très-grands, « purs, maîtres de pureté, si je vous ai blessés soit en pensées, « soit en paroles, soit en actions, que ce soit volontairement ou c involontairement, j'adresse de nouveau cette louange en votre c honneur (1). » La pureté des pensées rend l'âme tout entière lumineuse, et cette pureté doit passer aussi dans les paroles. Qu'estce donc que le mensonge ? Une ombre jetée sur la lumière, une imitation de l'esprit des ténèbres, qui est par essence mémo trompeur et menteur. Aussi, comme nous l'apprend Hérodote, « ce qu'il y a de plus honteux aux yeux des Perses, c'est le mensonge; et en second lieu la mauvaise action, pour cette raison surfout que celui qui fait une faute est forcé de mentir pour la cacher. >
— a C'est par la sincérité que Thomme est semblable à Dieu ; car, en Dieu, le corps est semblable à la lumière, et l'âme à la vérité. »
— Telle est la morale des Persans, qui se rattache étroitement à leur métaphysique : lumière et transparence, vérité et pureté, voilà le bien, voilà le divin, qui dissipera tôt ou tard les ténèbres et le mensonge, comme le jour dissipe la nuit.
m. - DOCTRINES PHILOSOPHIQUES DES ANCIENS CELTES ET GAULOIS.
Les anciens Gaulois et les Celtes se rattachent à la race indoeuropéenne et aryenne, dont ils manifestèrent pour leur part les hautes qualités et les facultés métaphysiques.
Dans le portrait fidèle que Strabon fait de la race gauloise, d'après le philosophe Posidonius, il est dit que nos ancêtres, « simples et spontanés, prenaient volontiers en main la cause de celui qu'on opprime (2). » César donne des exemples de cet empressement à venir au secours des peuplades voisines et de cette facilité à s'enthousiasmer pour le droit. Selon le même historien, les Gaulois distinguaient le droit et les lois^ jus et leges (3). Dans