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PHILOSOPHIE DES ANCIENS CELTES ET GAULOIS

un grand nombre de leurs coutumes se montrent le respect de rindivldualité et l'amour de la liberté. La femme elle-même^ chez beaucoup de tribus gauloises et celtiques, avait une liberté que TOrient, la Grèce et Rome n'ont guère connue. Elle choisissait librement un époux entre ses prétendants réunis autour de la table de son père (1). C'est ainsi que la fille d*un chef gaulois offrit la coupe des fiançailles au chef des Phocéens qui devait fonder Marseille, ce L'usage de la coupe nuptiale, tel qu'il apparaît dans les traditions sur la fondation de Marseille, est le symbole le plus éclatant de la liberté naturelle qui appartient à la jeune fille de choisir son époux, liberté depuis méconnue, foulée aux pieds dumnt des siècles, dans les sociétés les plus civilisées, par l'autorité paternelle dégénérée en tyrannie. Ce que les traditions sur Marseille nous apprennent de cet usage est complété par le dénouement de l'histoire de Gamma, cette belle prétresse gauloise dont le mari avait été tué par trahison par un autre guerrier épris d'elle (2). »

a Les parents de la fille lui donnaient une dot, dit Gésar ; le mari était tenu d'y joindre une valeur égale ; le tout était administré en commun > (3). On n'achète donc pas la femme en Gaule, comme dans certaines législations antiques ; on se l'associe, et sa personnalité libre se manifeste par la propriété. Â l'association de la famille, les Gaulois joignaient des associations entre guerriers, qui portaient en langue gauloise le nom de fraternités {brodeurdé). Les jeunes guerriers s'attachaient à un chevalier do renom et s'imposaient un dévouement absolu à sa personne dans la vie et dans la mort (4). Le dévouement, en général, était considéré comme l'honneur par excellence. L'origine de cette idée était dans deux sentiments moraux qui inspiraient toute la race :

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