‹ Histoire de la philosophieChapitre 147 sur 397 · I. — PREMIÈRE PÉRIODE DE LA SCOLASTIQUE · texte numérisé non relu

I. — PREMIÈRE PÉRIODE DE LA SCOLASTIQUE

I.L'influence du platonisme et surtoutdunéoplatonismedomine é, rorigine de la scolastique.

Scot Erigène, c'est-à-dire l'Irlandais (ix« siècle), appelé par dharles-le-Chauve à l'Académie palatine, persécuté ensuite pour hérésie, passe à Oxford sur Pinvitation d'Alfred-le-Grand. Son érudition était prodigieuse pour Pépoque : il savait parfaitement le grec, et peut-être Parabe. Par sa traduction de Denis l'Aréopa- ^ite, il contribua à répandre dans les écoles les idées néoplatoniciennes dont Denis PAréopagite n'est que l'écho (1).

1. Selon Scot Erigène, comme selon Denis et les néoplatoniciens, Dieu est Pétre dans son absolue unité, sans division et sans déterminations négatives ; le monde est Tètre divisé et limité; la création est une division et une analyse de ce qu'enferme l'unité divine. De là le titre du livre écrit par Scot : De divisions naturm. Toutes les natures créées, après s'être séparées de Dieu, reviennent à lui selon la loi du retour. Comme tout procède de Dieu, tout est prédestiné à rentrer en Dieu {De divisions naturœ, 1, 16). Il y a donc prédestination universelle, mais prédestination au salut. Tous les anges aéchus, tous les hommes déchus, tous les êtres» reviendront à Dieu. Les châtiments de la vie future sont purement spirituels et ne consistent que dans les conséquences des actions elles-mêmes selon Li loi établie par Dieu (De divina prœdestinatione, 2-4). Ces idées,

1 ointes à celles de Denis l'Aréopagite et de saint Augustin, introduisirent e platonisme dans la philosophie scolastique.

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