‹ Histoire de la philosophieChapitre 204 sur 397 · CHAPITRE TROISIÈME Les cartésiens français · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME Les cartésiens français

Fascal admet trois « ordres » de choses : la matière, la pensée, la charité* I. L ordre de la matière. — Comment Pascal insiste sur l'idée de l'infinité. Infinie erandeur du monde ; infinie petitesse de ses éléments. Que cette infinité rend impossible une science véritable des choses ; caractère relatif de notre science, qui n'atteint que le milieu sans pouvoir toucher aux extrêmes. — IL Vordre de la pensée. — L'univers matériel n'est rien en présence de la pensée. Tous les corps ensemble ne valeat pas le moindre des esprits.-^ Pourtant la pensée même n'est pas le principe absolu. Contradictions de la pensée avec elle-même, scepticisme de Pascal relativement aux choses purement intellectuelles et ratioanelles. — III. V ardre de la charité. — C'est la charité qui est le principe absolu. Idée que Pascal s'en fait. Il n'admet qu'une charité surnaturelle et mystique qui se confond avec la grâce janséniste. Ni morale naturelle, ni droit naturel. Notre volonté n est pas vraiment libre; notre moi n'est pas vraiment aimable. Dieu lui-même semble moins aimable que terrible. Argument tiré de la crainte et de l'intérêt en faveur de l'existence de Dieu. — Grandeur et insuffisance des doctrines de Pascal.

Page 1