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CHAPITRE SIXIÈME Pliilosoplile anglaise et écossaise

I. PSYGHOLOGIB. -— Essai sur l'entendement humain. — La qucstioa dont Locke se préoccupe avant tout est celle de Torigine des coonaîssaoces. Il rejette la doctrine des idées innées, qu'il prend en un sens étroit. Il reconnaît cependant comme source des idées, outre la sensation, la réflexion. Empirisme de Locke. Nous ne pouvons connaître Tesseoce des choses, mais seulement les phénomènes; la limite de notre connaissance est celle de Texpérience. II. PHILOSOPHIE GIVILB BT POU- TIQUB. — Essai sur le gouvernement dvil, — Les théories sociales et politiques de Locke contiennent un grand nombre de vérités qui exercèrent leur influence sur tout le XYiii* siècle. -— Locke ne pénètre pas jusqu'au fondement véritable du droit, qu'il confond avec l'utilité individuelle ou sociale ; mais il reconnaît et que tout droit est une liberté et que le premier des droits est la liberté même. — Réfutation de Hobbes par Locke. L'état naturel n'est pas la tyrannie des plus forts ni l'inégalité entre les hommes; c'est la liberté et légalité. 11 existe des droits naturels

. antérieurs à la société civile et dont la société civile n'est que la protection. — Droit de développer sa liberté ; droit de posséder les produits de sa liberté ou droit de propriété. Théorie de Locke sur la propriété. Il en place le fondement dans le travail. C'est le travail qui fait la valeur de la terre. — Conditions restrictives auxquelles Locke soumet la propriété: 1* ne point laisser périr entre ses mains la chose possédée ; 2® en s'ap-

Bropriant certaines choses, en laisser encore assez pour les autres. — troit de liberté personnelle et condamnation de l'esclavage. — Le pouvoir paternel. Il ne doit pas être une servitude pour l'enfant : il est un devoir plutôt <|u'un pouvoir, et cesse lorsque le devoir est accompli. Le pouvoir politique, il ne repose pas sur le pouvoir paternel. — Droit de légitime défense, ayant pour conséquences le droit de réparation on le droit de punir. Théorie de Locke sur le fondement naturel de la pénalité. Passage de l'état naturel à la société civile ou politique. Celleci n'a pour but que de garantir les droits naturels; son principe n'est et ne peut être que le consentement commun, par conséquent un contrat. ^ Par ce contrat, les hommes n'abandonnent pas leurs droits, mais seulement l'exercice personnel du droit de se (aire justice ou droit de punir. — Le pouvoir judiciaire est l'essence du pouvoir social ; il engendre le pou voir législatif et le pouvoir exécutif. — Le ffouvernement est l'ensemble d'hommes à qui ces pouvoirs sont conûés. La monarchie absolue, proposée par Hobbes, n'est qu'un état de guerre. — Le gouvernement est essentiellement limité. Il a pour limites les droits naturels dont on lui a confié la défense. En instituant le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif, la nation ne se démet point de son droit de souveraineté. — Conséquences que Locke en tire pour l'apologie de la révolution d'An-

fleterre, et en général du droit naturel de révolution. — Doctrine de ocke sur les rapports de l'Eglise et de l'Etat. Lettres sur la tolérance^

Indépendance mutuelle de la société civile et de la société religieuse. Influence de Locke sur le XVill* siècle. Caractère de son libéralisme.

n. — ierkeley:

Berkeley combat la notion d'une substance matérielle, inerte et passive, qui subsisterait indépendamment de l'esprit. Exister, c'est être perçu ou percevoir; ce qui n'est pas perçu et ne perçoit pas^n^est pas. Des esprits et des idées, voilà donc toute la réalite. — Spiritualisme absolu de Berkeley.

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