III. — milE
Berkeley, après avoir détruit l'idée de la substance matérielle, laissait une réalité substantielle à l'esprit. Hume rejette à la fois 1 esprit et la matière, et n*admet que des phénomènes ou états de conscience qui se suivent. — La succession des états de conscience est régie par les lois de Yassociaiion des idées, auxquelles se ramènent toutes les lois psychologiques. — Rapports qui produisent l'association des idées : ressemblapce, contiguïté, succession nécessaire. — La cause, comme la substance, est une pure entité. La causalité se réduit à la succession nécessaire : au dehors nous n'apercevons qu'un rapport de succession, non de causalité réelle entre les choses ; de même a l'intérieur. ^ Le caractère de nécessité qu'offrent certaines successions n'est qu'une contrainte intérieure produite par l'habitude. —L'induction est l'attente des mêmes phénomènes dans les mêmes circonstances, et cette attente est une habitude engeùdrée par la répétition. — Hume fonde ainsi le positivisme anglais.