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2. Voir, sur le fondement de la pénalité, la Liberté et le Béter^^*»*^^
doivent être soumis à une autorité quelconque que de leur pbia consentement. Sans ce consentement, Télat de guerre continue de subsister, et il n'y a point de société ; ou bien il n'existe qu'une société apparente, dont le chef ne domine encore que par le droit de guerre. C'est donc la liberté qui fait la société.
Mais Hobbes n'a point vu quel est le véritable objet du contrat d'association civile et politique. Cet objet est la garantie des droits naturels, non leur suppression au profit du souverain. Les contractants ne peuvent donc abandonner de leurs droits que ce qui est incompatible avec l'association ; or, selon Locke, la seule chose incompatible avec l'association civile et politique, c'est l'exercice personnel de ce droit de punir qui appartient naturellement à chacun. Une société où chacun prétendrait se faii*e justice à soi-même redeviendrait un état de nature, et cesserait d'être une société civile et politique ; la guerre serait le résultat ordinaire de ce conflit. Quel est donc au fond le seul droit dont les associés remettent Texercice à Tassociation ? Le droit de punir ou de faire justice. C'est sur cette seule idée de la justice pénale que Locke fait reposer le pouvoir civil et politique : selon lui, ce pouvoir est essentiellement judiciaire. Théorie originale et profonde, qui se retrouvera dans les doctrines les plus modernes.
Le pouvoir judiciaire, essence du pouvoir social, se subdivise en d'autres pouvoirs particuliers. 1° Il faut d'abord déterminer les offenses, la compensation, la réparation et la peine; et cette détermination est une loi : de là le pouvoir législatif. 2« Il faut exécuter les lois : c'est le pouvoir exécutif. 3* Il faut exercer le pouvoir judiciaire à l'égard des autres nations, par la guerre ou par la paix : c'est le pouvoir confédératif^ au'on peut faire rentrer dans l'exécutif (1).
Le gouvernement est l'ensemble d'hommes à qui les pouvoirs publics sont confiés. Doit-il être absolu, comme le soutient Hobbes, et faut-il avec lui considérer la monarchie absolue comme seule légitime î — Elle l'est si peu, selon Locke, qu'à vrai dire ce n'est pas même là une forme du gouvernement civil : c'est simplement une oppression qui laisse subsister l'état de nature. En effet, l'état de nature demeure tant qu'il n'y ^ pis d'autorité judiciaire commune à laquelle on puisse appeler dds injustices subies ; or, dans la monarchie absolue, telle est