‹ Histoire de la philosophieChapitre 283 sur 397 · Ibid., lit, vui · texte numérisé non relu

Ibid., lit, vui

PHILOSOPHIB 80GIALB. -^ TURGOT ET CONDORGBT. 389

dans beaucoup d'autres, c'est une daire distinction de c« qui est Tiaiment un droit et de ce qui n'est qu'un inlérât, II place parmi les dogmes de la religion civile • Tezistence de la divinité puis- € sante^ intelligente, bienfaisante, prévoyante et pourvoyante, la c vie avenir, le bonheur des justes, le châtiment des méchants.; » mais ce sont là des croyances qu'on peut ne pas avoir sans être pour cela coupable d'injustice envers ses semblables : l'Eiat n'a donc vraiment rien à voir dans ces problèmes.

En résumé, dans sa philosophie sociale, Rousseau a posé des principes excellents, dont il n'a pas toujours su tirer les vraies conséquences : il aurait dû aboutir à la liberté individuelle, et il aboutit trop souvent à l'exagération des droits de l'État. Il n'en a pas moins démontré, avec une rigueur philosophique, que la société tout entière repose, non sur les intérêts matériels ou sur la raison abstraite, comme l'avaient soutenu Helvétius et Montesquieu, mais sur la volonté réelle, qui seule fait de l'homme un êlre moral, c Rousseau, » dit Hegel dans son histoire de la philosophie, a a proclamé la liberté l'essence de l'homme ; ce a principe est la transition à la philosophie de Kant, dont il fera « le fondement (1). »

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