IV. — TURGOT ET CONDORGET
Turgot, économiste, philosophe, homme d'État, défend la liberté industrielle, religieuse, civile et politique. Dans son Discours sur Phisloire universelle^ il développe l'idée du progrès,
1. On a voulu rendre les doctrines de housseau responsables des crimes de la Terreur. Voici au coo traire comment Rousseau condamne d'avance ce régime : « Qu'on nous dise qu'il est bon qu'un seul périsse pour tous, « j'admirerai cette sentence dans la bouche d'un digne et vertueui patriote « qui se consacre volontairement à la mort pour le salut de son pa^rs ; mais, « si l'on entend qu'il soit permis au gouvernement de sacrifier un innocent « au salut de la multitude, je tiens cette maxime pour une des plus exca crables que la tyrannie ait inventées... Loin qu'un seul doive périr pour « tous, tous ont engagé leur vie et leurs biens à fa défense de chacun d'eux, « afin que la faiblesse particulière fut toujours protégée par la force publique. « et chaque membre par tout l'Etat. Après avoir, par supposition, retranché « du peuple un individu après l'autre, pressez les partisans de cette maxime « à mieux expliquer ce qu'ils entendent par le corps de l'Etat, et vous verrez « qu'ils le réduiront à la fin à un petit nombre d'hommes, qui ne sont pas le « peuple,, mais les officiers du peuple. » (Article Economie politique dans VEneycic^ie.)