‹ Histoire de la philosophieChapitre 307 sur 397 · III. - LE POSITIVISME · texte numérisé non relu

III. - LE POSITIVISME

Les doctrines sociales de Saint-Simon (I), jointes au naturalisme de Cabanis et de Broussais, donnèrent naissance au c positivisme » d'Auguste Comte. Ce dernier, comme Saint-Simon, voit dans la science sociale ou t sociologie» le terme et le but de toutes les recherches scientifiques. Pour constituer cette science de la société, il ne faut point employer une autre méthode que dans les sciences mathématiques et physiques, qui ont pour objet la nature : une seule et même méthode doit renouveler toutes les sciences.

Celle méthode consiste à ne s'occuper que des faits et de leurs relations. C'est celle qui avait déjà été proposée par Hume.

Les faits, premier objet de la science positive, sont les phénomènes qu'on peut constater par l'expérience, et, à en croire Auguste Comte, la seule expérience positive est celle des sens. L'observation psychologique, c'est-à-dire par la conscience, ne peut donner lieu à une science spéciale. L'étude des idées, des sentiments, des volontés de l'homme, n'est qu'une partie de la physiologie cérébrale, qui rentre elle-môme dans la biologie. Par là Auguste Comte, quoiqull prétende rejeter tout système métaphysique, pose réellement en principe le sensualisme. Nous verrons l'école anglaise contemporaine adopter, elle aussi, la méthode

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