Voir plus loin rexposition de ces doctriaei
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positive qui s'en tient aux faits el à leurs lois ; mais elle reprochera à Auguste Comte d*avoir nié un fait des plus évidents : la possibilité pour nous d^apercevoir immédiatement nos idées, nos sentiments^ nos volitions, et d'en constater les lois uniformes. S'un autre côté, Técole de Kant reprochera aux positivistes de ne ^s Toir que la connaissance a nécessairement deux facteurs, les phénomènes etTesprit. Vouloir tout ramener aux objets extérieurs en rejetant le sujet pensant et sa constitution propre, c*est vouloir supprimer ce dont nous avons l'expérience la plus directe et la plus < positive ••
lies relations, second objet de la science, sont réduites par les positivistes à celles de succession ou de simultanéité dans l'espace et dans le temps, par conséquent à celles qui constituent le mécanisme de )a nature. Ici encore, le positivisme borne trop la pensée. II est bien vrai que la science positive de la nature est Tétude des rapports de succession ou de simultanéité entreles phénomènes; mais il n'est pas moins vrai que l'esprit conçoit en outre des relations de cause active et de cause finale, bien plus, qu*il conçoit tant bien que mal un terme supérieur à tonte relation, l'absolu. Selon le positivisme, ce sont là des choses dont on ne peut et dont on ne pourra jamais rien connaître, des choses dont il ne faut pas s'occuper; le positivisme supprime ainsi d'un seul coup toutes les ques* tiens vraiment philosophiques. Mais on peut répondre, avec Kant, qu'il faudra toujours s'occuper de ces questions, ne fût-ce que pour montrer qu'elles sont insolubles et pour quelle raison elles sont insolubles. Âristote avait déjà dit : ce S'il faut philosopher, il faut philosopher ; s'il ne faut pas philosopher, il faut encore philosopher (pour donner les preuves de cette assertion) ; il faut donc toujours philosopher. » En outre, de ce qu'un problème n*a pas encore été résolu, on n'a point le droit de le déclarer insoluble, à moins qu'on en ait donné, comme disait Kant, une solution critique parfaitement certaine ; et c'est ce que les positivistes n'ont point fait. Aussi l'école anglaise, qui admet, elle aussi, la «relativité » essentielledenosconnaissances^reprochecependantaux positivistes de nier la conception de l'absolu, qui, alors même qu'elle ne pourrait devenir un objet de savoir, n'en est pas moins un fait essentiel de la pensée humaine. Pourquoi refuser, demande Stuart Hill, de laisser « des questions ouvertes », comme celles de la na« ture de l'esprit, de la nature du principe premier des choses ? La méthode positive de la science n'est pas nécessairement une négation du supra-sensible ni de l'idéal ; « sur les questions d'origine^