I. - FICHTE
Essence de la liberté, — Kant avait montré que la liberté est le principe absolu; Fichte s'ciïorce de faire comprendre en quoi la liberté consiste. Elle n'est pas une chose toute faite, toute réalisée; elle se produit elle-même et tend à se réaliser par un développement sans fin. — La tendance ne se conçoit qu'en vue de l'idéal et du bien, ou de ce qui doit être. Ce qui doit être est donc supérieur à ce qui est, et en géDéral l'idée de devoir est supérieure à l'idée d'être. Philosopher, c^est se convaincre que Tèlre nest rien, que le devoir est tout. — Ce qui doit être, c'est la hberté même. La liberté est donc tout ensemble son principe et sa fln ; elle est l'absolu. — Rapports de la liberté et de la nature.
— La liberté trouve en face d'elle la nature. Est-elle seulement, comme Kant Tavait cru, le principe législateur du monde, ou est-elle le principe créateur? Fichte supprime toute matière indépendante de la liberté. La borne du moi existe ; mais il ne la rencontre pas, il la fait La perrcction de la liberté consiste dans l'effort et la lutte; il faut qu'elle se dresse à elle-même un obstacle pour le franchir. Le moi se pose, puis s'oppose le non-moi, puis reconnaît l'identité du moi et du non -moi. — Rapports de la liberté avec Dieu. — Dieu est l'idéal de la liberté. Il n'est pas, selon Fichte, une individualité, une personnalité particulière.