‹ Histoire de la philosophieChapitre 34 sur 397 · Plut., de Pladtis philosophorum, I · texte numérisé non relu

Plut., de Pladtis philosophorum, I

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dans l'eau, la chair s'agrège la chair qui y est également contenue, et ainsi de suite.

Si tout est dans tout, comment se fait<il donc que les choses offrent des apparences diverses et prennent des noms divers ? — C'est que les relations des choses dans l'espace et dans le temps varient, et il en résulte des points de vue différents d'où les divers aspects des choses apparaissent. Chaque chose renferme toutes les autres, mais plus ou moins apparentes. La chose qui paraît dominer dans l'agrégat lui donne son nom : terre, eau, feu ; mais en réalité l'agrégat contient encore une infinité de choses différentes et une infiuité de choses semblables.

A l'origine, ces relations diverses entre les choses n'existaient pas : tout était uniforme, tout était mélangé, a Toutes choses « étaient confondues, infinies en nombre et en petitesse; mais rien « n'apparaissait. Pourtant tout existait déjà. » C'est là ce qu'Ânaxagore appelle le mélange primitif , sorte de chaos universel.

Pour faire apparaître les choses divei*ses, il fallait que le mouvement s'introduisît dans la masse infinie du monde. Le mouvement, amenant des relations diverses entra les parties, devait produire des formes diverses et distinguer ce qui étadt confondu.

Mais comment le mouvement a-t*il pu être introduit dans le monde ? « L'univers infini est immobile de sa nature, et cela « parce qu'il est renfermé en lui-même ; rien autre chose ne « l'environne (1). » Quel est donc le principe qui a ébranlé Tunivei-s informe, pour lui donner les formes de Tordre et de la beauté ?

Ce n'est pas le hasard, cause impénétrable à l'esprit humain, ce n'est pas le destin, mot vide inventé par les poètes (2) ; c'est quelque chose d'analogue au principe qui "meut et gouverne un corps animé : c'est l'intelligence. « Au commencement, tout c était confondu ; l'intelligence mit l'ordre en toutes choses: b voûç

irdlvra ^uxô^yaivt (3). »

A partir du point où le mouvement pénétra dans le chaos, sous l'impulsion de Tintelligence, le « tourbillon» de la vie s'étendit en spirales successives dans toutes les régions du monde ; il continue encore, comme l'indique la rotation du ciel, etil continuera sans interruption. Notre terre, cylindrique, occupe le centre ; les astres sont des masses solides, détachées de la terre par le mouve-

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