‹ Histoire de la philosophieChapitre 355 sur 397 · II. — ÉCOLE d'ÉLÉB · texte numérisé non relu

II. — ÉCOLE d'ÉLÉB

I. Xénophane. L'idée qui domine dans l'école d'Êlée, c'est que la multiplicité des choses est une simple apparence et que le fond des choses est l'unité. Xénonhane démontre que Dieu est un; il identifie Dieu avec le monde infini, parce qu'il ne peut admelire qu'il existe des êtres en dehors de TÉtre absolument un. — II. Parménide admet égale-

PAR ORDRE HfSTORIQUB. S07

ment que TEtre absola est un, iDfini, éternel, et qu'en dehors de TEtre, rien ne peut exister. Il en conclut que l'élre est identique à la pensée. — III. Zenon d*Eléb réfute ceux qui, avec Heraclite, se représentent le détenir comme la seule réalité; selon lui, au contraire, rien ne devient et tout est. Le changement et le mouvement ne sont que des apparences : de là les arguments célèbres de Zéuon contre la possibilité du mouvement. — L*écoie d'Elée s'absorbe ainsi dans la pensée de l'naiié absolue en dehors de laquelle rien n'est : elle aboutit i une sorte de panthéisme idéaliste 50

m. — EMPÉDOCLB.

I. Empédocle, combinant les doctrines des Pythagoriciens et des Ioniens, considère toutes choses comme provenant de deux principes, T Amour et l'Inimitié. - A Torigine, tous les êtres ne faisaient qu*un dans le sein de FAmonr, (mi est iJieu; rinimitié fit succéder la division à i'anion, b période de répulsion à la période d'attraction ; le mouvement se produisit alors dans le monde sphérique que Dieu anime, et sépara Tun de l'autre les quatre éléments : le feu, la terre, l'eau et l'air. — II. Tout revient peu à peu à l'unité primitive de l'amour. L'homme s'en rapproche par la connaissance, par le sentiment et par l'action, quand il connaît l'harmonie des choses et qu'U conforme ses sentiments ou ses actions à celle harmonie. — Nous devons aimer non-seulement les autres hommes, mais tous les êtres. — Un jour, les forces d'attraction ramèneront l'univers sous l'empire de l'amour. 5&

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