IV. — THéBOOICÉB DB PLATON
E. Existence DE Dieu. -* Dieu est réellement au-dessus de toute démonstration. II est le terme auquel aboutit la dialectique, dont tout le reste dépend et qui ne dépend de rien. Platon reproduit néanmoins, en les perfectionnant, les preuves de ses dev^inciers. — {** Preuve par la cause motrice. — Les objets qui n'ont pas en eux-mêmes le principe de leur mouvement supposent un premier moteur qui se meut luimême. C'est rûme universelle. — 2<* Preuve par la cause finale. — Tout dans le monde tend au hww par des moyens dont Tliarmonie révèle une Inlclliîîcnce universelle. — II. Puoduction du monde. — Pourquoi Dieu a-t-il produit le monde ? Parce qu'il est bon, et qu'un être bon, étant au-dessus de Tenvic, répand tout le bien qu'il possède.
— III. Providence etopfimisme, — L univers est le meilleur possible. Le mal nVst que la borne du bien et a sa raison dans la matière ou dans la nécessité. — IV. Immoutalité. Première preuve. — L'âme, principe de la ponsi*e, est immurtelle dans sa raison. — L'objjel de la raison est simple et éternel ; il doit y avoir une analogie entre l'objet pensé et le sujet pensant : la raison elle-même doit donc être simple et imfnoc telle. — Deuxième preuve, — L'àme, principe du mouvement et de la vie, est inirnorielle dans son activité. ^ Le mouvement a toujours existé et existera toujours, donc l'âme motrice universelle a toujours existé et existera toujours. Nos âmes participent à Téternaé de I arûe universelle dont elles sont sorties.
— IVowtêm« preme. — L'âme, principe de la vertu, est immortelle dans sa sensibllilé.— Sa vertu ne doit faire qu'un avec le bonheur; l'âme subsiste pour être récompensée ou punie selon sa valeur , 102
GONGLDSiON. — Principes essentiels du platonisme. — Le bien est la raison de toute existence ; par conséquent, si Dieu existe, c'est parce qu'il est le bien parfait ; si le monde existe, c'est parce que Dieu est
lOD à son image. — Défauts du plato- I pensée plutôt que le sujet pensant,
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bon et que le monde peut être bon à son image. — Défauts du plato nisme. Platon a vu robjet de la pensée plutôt que le sujet pensant, l'objet aimé plutôt que le sujet aimant. Il n'a qu une idée insufGsanlé de l'activité volontaire, conséquemmeot de la personnalité et <f " dividualité. — Dans ea Morale et dans sa Politique, i'iodividu «riiié au Tout et À rÉlal