ARISTOTE
I, — NATURE, PRINCIPES ET FORMES DE L'ftTRB.
4. Nature de l'existence. — La philosophie première ou métaphysique est la science de l'être. — L'être ne consiste pas, comme Platon l'a cru, dans l'universel, mais dans l'individualité : Socrate est Socrate parce qu'il a de propre et non par ce qu'il a de commun avec les autres hommes. — L'individualité réside dans l'activité : ce qui est agit, et ce qui agit est. — Gomment Aristote rétablit ^au premier rang, dans la philosophie, la notion de l'activité. . • 117
II. Principes DE l'existence : matière, forme, cause efficiente et cause fnale. — L'activité, chez les êtres imparfaits, renfermedeux éléments :
qu'i
qu*nn avec la forme ; par exemple la matière de la statue ou le marbre contient la statue eu puissance ; la forme est Ja statue en acte. — À la cause matérielle et à la cause formelle, Aristote ajoute deux autres causes: la cause efficiente, par exemple le statuaire, et la cause finale, par exemple la gloire. Telles sont les quatre causes premières. —Mais la cause formelle, étant Taction, se ramène à la cause efficiente, el celle-ci à son tour se ramène à la cause finale, car on n'agit qu'en vue d'un bien qui est la fin de Taction. — La matière et le bien, ou la puissance et Vacte, sont en définitive les deux principes de toute
existence 118
III. Formes de l'existence : mouvement et progrés de la nature. — Le mouvement ou changement est le passage de la puissance à l'acte, de l'imperfection à la perfection. Le mouvement de la nature est un progrès continu par lequel eUe s'élève des formes inférieures aux formes supérieures, de l'existence minérale à la vie végétative, de la vie végélatire à la vie animale, de la vie animale à la vie humaine, de la
Aristote, est la pensée.^ u*est donc la pensée qui explique et constitue l'existence, c'est la pensée même qui est l'existence : les choses existent
dans la mesure où elles agissent, et elles agissent dans la mesure où elles pensent ; exister, c'est donc penser 121