II. — dieu, preuikii hoteur et fin dernière du monde
I. Existence de dieu. — Le changement ou mouvement suppose une cause efficiente ou motrice. De moteur en moteur, Aristote remonte à un moteur immobile, qui est Dieu. — Comment Dieu meut-il le monde ? Par le désir qu il lui inspire comme bien suprême ou fin suprême. Il n'est cause efficiente que parce qu'il est cause finale. 122
II. Nature Dfi Dieu. — - 1* Activité divine. •— Dieu, considéré dans son essence, est Vactivité pure, sans aucun mélange de passivité ; il n'est pas une puissance en voie de développement, mais un acte éternellement réel et parfait. — 2* Inielligenee divine. — L'acte divin consiste duns IdL pensée. — La pensée divine n'a point un objet différent d'ellemême ; elle est la suprême unité de l'être pensant et de l'être pensé, de l'intelliffence et de Tintelligible, du sujet et de l'objet : elle est « la pensée de la pensée. • — 3® Béatittide divine. <— Dieu, éternellement actif et pensant, est éternellement heureux ; car agir et penser, c'est jouir. Il faut donc joindre à Tactivilé et à l'intelligence la béatitude 123
III. Rapport de dieu âu monds. — Dieu, selon Aristote, étant la pensée jparlaite, ne peut penser ce monde imparfait, dont la connaissance altérerait la pureté de sa pensée même. •— Malgré cela, c'est Dieu qui est la cause de l'ordre du monde. Il produit cet ordre par l'attraction qu'il exerce sur le monde entier: sans connaître les choses gui sont au-dessous de lui. Dieu les attire à lui par l'amour qu'il leur inspire ; immobile en lui-même, il produit le mouvement de l'univers. — De même que, sans Dieu, il n'y aurait point d'ordre dans le monde, de même, sans lui, le monde n existerait pas. Pourtant, Dieu ne produit point le monde par un acte de volonté ni de pensée; le
monde se produit lai-môme soqs rattraction de Dieu. Gomment ? — Aristote ne l'explique pas 125