‹ Histoire de la philosophieChapitre 381 sur 397 · II. — BERKELEY · texte numérisé non relu

II. — BERKELEY

Berkeley combat la notion d'une substance matérielle, inerte et passive, qui subsisterait indépendamment de l'esprit. Exister, c'est être perça ou percevoir; ce qui n'est pas perçu et ne perçoit pas, n'est pas. Des esprits et des idées^ voilà donc toute la réalité. — Idéalisme absolu de Berkeley 312

m. — UUUB.

Berkeley, après avoir détruit l'idée de la substance matérielle, laissait une réalité substantielle à Tesprit. Hume rejette à la fois Tesprit et la matière, et n'admet que des pnénomènes ou états de conscience qui se suivent. — La succession des états de conscience est ré^e par les lois de Vassociation des idées, auxquelles se ramènent toutes les lois psycho* logiques. — Rapports qui produisent l'association des idées : ressemblance, contiguïté, succession nécessaire. — La cause, comme la substance, est une pure entité. La causalité se réduit à la succession nécessaire : au dehors nous n'apercevons qu'un rapport de succession, non de causalité réelle entre les choses; de même à l'intérieur. ^ Le caractère de nécessité qu'offrent certaines successions n'est qu'une contrainte intérieure produite par l'habitude.— L'induction est l'attente des mêmes phénomènes dans les mômes circonstances, et cette attente est une habitude engendrée par lu répétition. — Hume fonde ainsi le positivisme anglais ; • 344

lY. — ADAU SUITH BT LA UORALE DE LA STMPATniB.

Adam Smith, comme Hume, fait reposer la morale sur la sympathie. Bien agir, c'est obéir aux sentiments qui obtiennent la sympailiic d'autrui. Il faut régler nos sympathies sur celles qu'éprouverait un spectateur impartial. — Cercle vicieux oii s'enferme cette doctrine ... 348

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