‹ Histoire de la philosophieChapitre 41 sur 397 · T/iéct., m, a · texte numérisé non relu

T/iéct., m, a

« C'est Thémis^ c*est Dikè; il faut donc que tu pénètres toutes choses,

tf Et les immuables entrailles de la vérité qui convainct,

c Et les opinions des mortels, qui n*enferaient'pasla vraie conviction. »

Gomme Xéiiophane, Parménide se letraûche dans labsolu et supprime toute existence relative. Point de milieu pour lui :

< H faut, dit-il, admettre d'une manière absolue {ira^nenf) ou rétro ou f le non-être...

a La décision à ce sujet est tout entière dans ces mots : est ou n'est pas^ t {(TTcv 4 ovx (irrcy (1).

<( Or, on ne peut connaître le non-être, puisqu'il est impossible, ni Tex- « primer en paroles...

(c 11 ne reste donc plus qu'un procodé : poser Tétre, et dire : t7 est, « iari (2).

Cl Dans cette voie, bien des signes se présentent pour montrer que Têtre

< Est sans naissance et sans destruction ; qu'il est un tout d'une seule t espèce,

« Immobile et sans bornes ;

I Qu'il n'était ni ne sera, puisqu'il est maintenant tout entier à la fois,

I Et qu'il est un, sans discontinuité (3).

« Quelle origine chercherais- tu à l'être? Je ne te laisserai ni dire ni « penser

c Qu'il vient du non-être, car le non-être ne peut se dire ni se corn- « prendre.

c Et quelle nécessité, agissant après plutôt qu'avant,

« Aurait poussé l'être à sortir du néant ?

« Donc il faut admettre absolument ou Fêtre ou le non être.

« Et jamais de l'être la raison ne pourra faire sortir autre chose que c lui-même.

< C'est pourquoi le destin ne lâche point ses liens de manière à pcrc mettre à l'être

■ De naître ou de périr, mais le maintient immobile (4). » « L'être possède la perfection suprême, étant semblable à une sphère c entièrement ronde,

« Qui du centre à la circonférence serait partout égale et pareille ;

• Car il ne peut y avoir dans Têtre une partie plus forte

« Ou plus faible que l'autre (5). »

m II est sans commencement ni fin, Snoip^ov &ir«wtov, »

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