T/iéct., m, a
« C'est Thémis^ c*est Dikè; il faut donc que tu pénètres toutes choses,
tf Et les immuables entrailles de la vérité qui convainct,
c Et les opinions des mortels, qui n*enferaient'pasla vraie conviction. »
Gomme Xéiiophane, Parménide se letraûche dans labsolu et supprime toute existence relative. Point de milieu pour lui :
< H faut, dit-il, admettre d'une manière absolue {ira^nenf) ou rétro ou f le non-être...
a La décision à ce sujet est tout entière dans ces mots : est ou n'est pas^ t {(TTcv 4 ovx (irrcy (1).
<( Or, on ne peut connaître le non-être, puisqu'il est impossible, ni Tex- « primer en paroles...
(c 11 ne reste donc plus qu'un procodé : poser Tétre, et dire : t7 est, « iari (2).
Cl Dans cette voie, bien des signes se présentent pour montrer que Têtre
< Est sans naissance et sans destruction ; qu'il est un tout d'une seule t espèce,
« Immobile et sans bornes ;
I Qu'il n'était ni ne sera, puisqu'il est maintenant tout entier à la fois,
I Et qu'il est un, sans discontinuité (3).
« Quelle origine chercherais- tu à l'être? Je ne te laisserai ni dire ni « penser
c Qu'il vient du non-être, car le non-être ne peut se dire ni se corn- « prendre.
c Et quelle nécessité, agissant après plutôt qu'avant,
« Aurait poussé l'être à sortir du néant ?
« Donc il faut admettre absolument ou Fêtre ou le non être.
« Et jamais de l'être la raison ne pourra faire sortir autre chose que c lui-même.
< C'est pourquoi le destin ne lâche point ses liens de manière à pcrc mettre à l'être
■ De naître ou de périr, mais le maintient immobile (4). » « L'être possède la perfection suprême, étant semblable à une sphère c entièrement ronde,
« Qui du centre à la circonférence serait partout égale et pareille ;
• Car il ne peut y avoir dans Têtre une partie plus forte
« Ou plus faible que l'autre (5). »
m II est sans commencement ni fin, Snoip^ov &ir«wtov, »