Plutarq., Banquet, ix, 1 k
semble avoir entrevu que ce qui fait le prix de l'amour et le charme de la grâce, c'est la liberté.
Un principe intelligent et pensant, selon Empédocle comnae selon Anaxagore, anime et meut le monde, non plus par 1& dehors, mais par le dedans : Tacte de la pensée, parcourarzl Vunivers, y introduit l'amour.
« Il n'est pas possible de voir FAmour avec les yeux,
Ou de le prendre aTec les mains^ ce qui est la plus grande
Voie de persuasion pour le cœur des hommes.
Uqc tête humaine ne sert pas d^ornement à ses membres;
Deux branches ne s*élancent pas de ses <^paules;
Pas de pieds, pas de jambes ;
Mais un esprit sacré, ineffable, existe.
Qui traverse le monde entier de ses rapides pensées (1). »
A l'amour correspond en nous la raison ; à la discorde, les sens. Notre connaissance est nécessairement imparfaite, à cause de l'inimitié qui 8*7 mêle : elle ne peut atteindre Famour en sa parfaite unité, dans laquelle cependant consiste la vérité pure. La vraie unité des choses n'est donc visible que pour elle-même; elle est réservée à la connaissance divine. « Personne n*a vu l'amour dans l'universalité des choses ; non, pas un mortel (2). »
Le progrès consiste à revenir vers Tunité, soit par la connaissance, soit par Faction. Pour cela, il faut passer continuellement d'une forme à une autre, d'une existence à une autre : la métempsychose est la malheureuse condition des mortels ; car l'espèce mortelle provient de la discorde et des gémissements.
« Les vivants se font avec les morts, par le changement des espèces, c Que le genre des mortels est misérable ! « Hommes, de combien de luttes et de gémissements vous êtes nés! « J'ai pleuré, j'ai versé des larmes, en voyant ce séjour inaecotilumé (3).»
, L'unique moyen de s'affranchir de notre exil consiste dans la purification de toute haine, et dans un abandon sans réserve à l'amour vivifiant; il ne faut répandre le sang d'aucun être animé, créature de l'amour, et on doit s'abstenir de tout aliment impur. Car nous sommes parents de toutes choàes par la nature, quoique nous ne reconnaissions plus cette parenté à cause des transformations que la discorde a produites (4). Par la vertu, Fâipa