‹ Histoire de la philosophieChapitre 92 sur 397 · IL - DIEU, PIEIIEI lOTEUB ET FIN DEINIÈIE lU lONOE · texte numérisé non relu

IL - DIEU, PIEIIEI lOTEUB ET FIN DEINIÈIE lU lONOE

I. Existence de Dieu. — Le changement ou mouvement suppose une cause efficiente ou motrice. De moteur en moteur, Aristote remonte à un moteur immobile, qui est Dieu. — Comment Dieu meut-il le monde ? Par le désir qu'il lui inspire comme bien suprême ou fin suprême. Il n'est cause eCQciente que parce qu'il est cause finale.

U. Nature de Dieu. — l® Activité divine. — Dieu, considéré dans son essence, est ïactivité pure, sans aucun mélange de passivité; il n'est pas une puissance en voie de développement, mais un acte éternellement réel et parfait. — 2<> Intelligence divine. — L'acte divin consiste dans la pensée.— La pensée divine n'a point un objet différent d'elle-même; elle est la suprême unité de l'être pensant et de l'être pensé, de l'intelligence et de l'intelligible, du sujet et de l'objet : elle est t la pensée de la pensée. » — y Béatitude divine. — Dieu, éternellement actif et pensant, est éternellement heureux; car agir et penser, c'est jouir. U faut donc joindre à l'activité et à l'intelligence la béatitude.

IIL Rapport de dieu au monde. — Dieu, selon Aristote, étant la pensée parfaite, ne peut penser ce monde imparfait, dont la connaissance altérerait la pureté de sa pensée même. — Malgré cela, c'est Dieu qui est la cause de l'ordre du monde. Il produit cet ordre par l'attraction qu'il exerce sur le monde entier : sans connaître les choses qui sont au-dessous de lui, Dieu les attire à lui par l'amour qu'il leur inspire ; immobile en lui-même, il produit le mouvement de l'univers. — De même que, sans Dieu, il n'y aurait point d'ordre dans le monde, de même, sans lui, le monde n'existerait pas. Pourtant, Dieu ne produit point le monde par un acte de volonté ni de pensée ; le monde se

Ïiroduit lui-même sous l'attraction de Dieu. Comment 7 — Aristote ne 'explique pas.

IIL — lOBAU IT POLUtQUE rARiSTQTE.

L Morale individuelle. — De fin en fin, de bien en bien, on arrive à un bien suprême qui peut seul satisfaire notre activité et produire la béatitude. Quel est ce bien ? — C'est l'acte le plus élevé que nous puissions accomplir et dans lequel consiste rachcvement de notre nature ;

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e*est l'acte TraimcDt propre à Phonime. — Cet acte D'est ni le mouvement, ni la vie, ni le plaisir, qui nous sont communs avec les êtres inférieurs ; c'est l'exercice de la raison, ou la pensée rationnelle. L'activité raisonnable jouissant d'elle-même, voilà le souverain bien de l'homme. — 1<> Vertu contemplative, — La vertu suprême, qui est la possession habituelle du souverain bien, est la contemplation de la vérité ou sagesse contemplative, dont Tidéal le plus parfait est réalisé en Dieu. — 2* Vertus pratiques, ^ Au-dessous de la verta contemplative sont les vertus pratiques qui ont pour but de soumettre nos (acuités à une sorte de discipline pour les mettre au service de la sagesse contem-

{^lative. — Les vertus inférieures consistent dans un juste milieu entre es extrêmes ; par exemple, le courage est un milieu entre la témérité et la lâcheté, la tempérance est un milieu entre la volupté et l'austérité excessive, ete. — Les vertus praticjues sont un combat et exigent l'effort : elles ont leur but et leur prix dans la jouissance et la paix de la vertu contemplative.

II. HorâLB sociale. — Les deux grandes vertus sociales sont l'amitié ou philanthropie et la justice. — 1' Théorie de ramitié. — Il est meilleur et plus doux encore d'aimer que d'être aimé, de faire le bien que de le recevoir. L'amitié suppose l'égalité : notre ami est un autre nous-même. — 29 Théorie de la justice. — La justice est le respect de l'égalité entre les hommes. — Elle se divise en justice de distribution et justice d'échange. La première consiste à distribuer les choses entre les personnes proportionnellement au mérite des personnes. La seconde consiste à maintenir réquivalence entre les objets échangés, soit dans les contrats de vente et d'achat, soit dans la réparation des torts.

III. Politique d'Auistotb. — L'Etat est une réunion d'hommes libres et égaux. Réfutation des théories communistes de Platon sur la famille et la propriété. L'amour de la patrie ne gagne rien à la suppression de l'amour de la famille, et la propriété commune est moins bien gérée que la propriété particulière. — Erreurs d'Aristote sur l'esclavage : U partage la société en hommes libres et en esclaves ; ses sophismes pour fonder l'esclavage sur la nature même. — Théorie de la souveraineté. Que la souveraineté appartient à tous. Politique démocratique d'Aristote. ~ Théorie des révolutions: qu'elles ont pour cause le mépris de la vraie égalité.

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