Ibid
MORALE ET POLITIQUE d'aRISTOTB. 129
une, tout est un dans cette pensée qui fait seule la réalité des choses.
Mais ce rapport de la puissance à l'acte, tel qu'Aristote l'entend, demeure toujours incompréhensible. Si la matière n'est qu'un pur néant, elle n'est pas même « puissance » ; et si elle n'est pas un néant, elle a un degré d'être qu'Aristote n'explique pas.
Platon et Aristote laissent l'un et l'autre sans solution suffisante le problème, d'ailleurs insoluble, de la coexistence d'un Dieu supposé parfait et d'un monde imparfait; — problème que leurs successeurs dans l'antiquité s'efforceront encore vainement de résoudre.