‹ Histoire de la philosophie ancienne et moderneChapitre 18 sur 72 · ÉCOLES D'ÉLIS ET D'ÉRÉTRIE · texte numérisé non relu

ÉCOLES D'ÉLIS ET D'ÉRÉTRIE

n y a un très-grand rapport entre les écoles fondées par PiTÉDON d'Élis et Méiyédèhe d^Érétrie. L'une et Fautre se rapprochent aussi de celle de Mégare. Le premier, fidèle disciple de Socrate, publia ses opinions

■égittni , 0 «rguMeiilait lifesl : Ta ne connciis pts eel lioanM ; er ecft li«aBe •fli toB uni, donc tu ne connais pas ton ami. ^ Le chauve. Qtt*esi^ qn*iui chauve ? Celui qui n*a pas de cheveux. — Mais s'il en avait un seul , serait-il encore chauve ? — Oui sads doute. — Mais sMl en avafWleux , trois , quatret Et pomaaat ces ^ueotioni , û fbrçalt de convenir que llioflnne qni avait in seul cheveu n'était pas chauve. — Le menteur. Epiménide dit que tous les CréMi sont mentenft; or Kpiménide était Cretois; ilone il a «MMi , donc MIS les Cretois ne sont pas nentevrs : donc Epiménide n'a pas «enti , thm les CWtols sont monteiirs*

MAXIME tfùim^ w

dittisdeiâiBAdgUMqiit «oiitperdQtf; toftecMd, diio^ de Stflpon , ne fit que transporter à Eréirie les prineipes de son maître.

Ce tment sans doute les dispetaê et les subAilités des deux précédentes écoles, qui produwrenl te tàeftàémm» de Ftmhoti d'aïs et de TnioNdePliHotttec

Le premier , après atoir accompagné AXeumitt dans ses [campagnes avec son maître Anaxarque^ deviaC pfèti^e à Elis sa patrie. 11 sMtint ^ cofiMie Socrate , q«a kl vertu sente est prédense , et qoe tout le reste, mèoM ta ^ience, eêi inutile et. impossiMe. A Tappoi de celte dernière proposition , qui avait quelque rapport avee Tironie socratique, il disait que l'opposilfon des prin^ eipes noui» démontre rincompréhmsit»lité des choses* Par conséquent, le sage doit retenir son jugement et tendre à l'impassibilité. Ce premier scepticisme raisonné de Pyrrlion et de son éede Ait marqué aussi par la création du mot qui servit depuis à le désigner, et en général des mots techniques éxprimnient toutes les circonstances de cette philosophie.

TntOM^ médecin de PUiome, qui la présenta avec des développements étendus , soutkit que les doctrine! des écoles contemporaines ^ et principalement celles de Ptaton et d'Âristote, n'étaient fondées que sur des hypothèses ^et ne pouvaient conduire à la oonnaissancs humaine m au bonheur; on devait n'écouter que la voix de sa propre nature , o'est«&*dire le sentiment , el^ par l'indéeision du jugement dans la théorie, s'efforcer de parvenir à Faiaraaie, au r^s inaltéraUede l'âme^ Nous verrons plus tard, après le développement complet de la philosophie grecque, se reproduire, mai» d'une

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manière plus lai^ et plus systématique, ce scepticisme pyrrhonien » deirenu si fort et si bien lié entre les mains d'iClnésidème et de Sextus-Empiricus.

Jusqu'à présent nous n'avons vu que les premiers essais de la philosophie grecque : on s'attend bien que ce ne sera pas après ce début insignifiant que s'arrêtera l'impulsion communiquée aux esprits par le génie de Socrate. Deux hommes vont parcourir en entier cette vaste carrière y dont quelques parties seulement ont été explorées. Us y laisseront une si forte empreinte de leur passage , que le temps ne parviendra pas à l'effiicer. Après eux l'esprit humain ne fera plus autre chose que d'aller de l'un à l'autre, et le débat des deux écoles qu'ils auront fondées composera presqu'à lui seul l'his* toire entière de la philosophie.

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