PLATONICIENS
Après la chute de l'Académie sceptique, ft s^élftR formé, dès le siècle d'Auguste, une nouvelle école platonicienne qui trouva de nombreux partisans. Parmi eux nous distinguerons Thrasylle de Mendes , dît t Astrologue y Alcinous, Plutarqde deChéronée, ApObÉE, Maxime de Tyr , et le femeux médecin Galien. Ak»> nous à laissé une introduction à la philosophie de Platon , qui justifie son titre; elle résume avec ordre et netteté les principes fondamentaux de cette doctrinev Plutarque- excella mieux à pemdre le caractère des grands hommes qu'à pénétrer le véritable esprit des systèmes philosophiques, et montra plus d'éruditioa dans ses recherches historiques que de discernement daAs ses opinions. On lui reproche avec raison la liicilité avec laquelle il accueillit les traditions supersti*tieuses.
Apulée ne mît pas beaucoup plus de choix et die
TitmsiiiiE ɻoom. 451
difeernement dans ses ouvrages philosophiques; iloonfondît les idées de Pylfaagore avec le platonisme, et il y associa souvent , comme on ne tarda pas à le faire généralement, les traditions de la tbéurgie orientale,
Maxime de Tyr s'attacha principalement aux hypo^ thèses spéculatives des fondateurs de l'Académie; il mit y par temple , beaucoup de soin à développer celle^ .ci : que no$ camutisionces ne sont que des réminiêcences.
£n général, ees philosophes s'efforcèrent de pro* pager» sous des formes populaires et didactiques, la morale et la théorie religieuse de Platon. Déjà ce besoin des sentiments religieux , qui ne tarda pas à se développer avec tant d'énergie , commençait de toutes parts i se manifester. Us s'appliquèrent donc de pré-* férence aux spéculations qui ne sont qu'indiquées rapt-* dément dans les livres de Platon sur Dieu, le démiurge, l'âme du monde » les démons , l'origine du monde et celle du mal. Ils donnèrent aux idées une forme subataoïtielle, et appliquèrent arbitrairement leurs principes abstraits i rex{dtcation des faits remarquablee de leur temps ; par temple, à la cessation des oracles*
Gajuen avait approfondi, en philosophie comme en^ médecine, les systèmes de toutes les écoles, sans s'asservir à aucune d'elles. Il professe pour Platon une haute estime, et il lecoipmentè souvent; mais souvent aussi il adopte la logique d'Arisiote et développe sa théorie des sophismes; il suit quelquefois les traces des stoïciens. Les hypothèses les plus absurdes avaieiH été imaginées avavt lui pour expUquer les rapports des of^ratieûs de l'âme avec le jeu des organes qui odtété ;iyftKtéii à son aervice. B réfuta , avec un soin tout par-
1^9 PH1C090PÉIE AKcncmE .
Ijeulldr, celle de Platon, sur Hi distineiiôti Héft' tï<^ parties deTâme et de leurs trois séjours séparés /en diverses parties du corps. Distinguant avec beaucoup de netteté ie principe pensant, d^avee celui de la \ie organique ou animale , il considéra ce dernier comme on instrument intermédiaire , destiné à fournir au premier les moyens d'action*. Son système était un éclectisme raisonné peu différent peut-être de cekir dé« P^TABiefii d'Alexandrie, qui, tout en extrayant ce qu'il y avait de mieux dans chaque système, prétendait en' . former un système paKiculier. '
Au reste , il ne faut point confondre , comme on Va fait souvent , cet essai isolé d'éclectisme avec lé néoplatonisme des alexandrins, que nous développerons plus tard.