GNOSTIQUES
Pédant que ces érudits juifs essayaient ainsi de con^ quérir la littérature grecque, d'autres avaient donné «fie préférence presque exclusive aux traditions de l'Asie. C'étaient les Gnostiques, ainsi nommés parce qu'ils prétendaient à une connaissance supérieure el Morète de l'être divin et de Toriginesdu monde. Quelques sectes gnostiques, en adoptant divers dogmes ecientaux , restèrent plus ou moins fidèles à ceux des luife; d'autres s'en écartèrent d'une manière plus ou moins ouverte.' Quelques-unes se déclarèrent les ensemies du christianisme naissant ; d'autres lui furent plus funestes en essayant de l'envahir : elles /portèrent le germe des hérésies qui affligèrent les premiers siècles de l'Église.
Simon, auquel on attribue la premièci^propagation de celte doctrine, appdée par St Clément d'Alexandrie 9MoHflm ^rimtaley et par Eunape, PhUosaphie ch^LdOque, fut surnommé le Magicien, dénominatioa qui
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désignait aloi*8 un disciple des Mages , un homme initié aux secrètes traditions de l'Asie. Il se montra parmi les Samaritains , qui déjà avaient accueilli un mélange dee dogmes orientaux. La plupart des autres chefs des di^ verses sectes gnostiques, Basilides, Yalentini GakpocRATE , habitèrent Alexandrie ; ils y arrivaient de la Perse ou de la Syrie.
M ANES ou Manl, Persan du troisième siècle, l'aoteiir du manichéisme, fut un dos plus célèbres : il développa le système oriental des deux principes , de deux pré** miers êtres, un bon et un mauvais, continuellement en guerre Tun contre Tautre. UneaiUre secte de gnostiques reconnaissant en Dieu le principe unique, en firent dériver , comme d'une source de lumière, divers ordres de créatures lumineuses ou d'esprits autrement dits jEons. En général^ le^ gnostiques considéraîesi la matière comme le mauvais principe, et la formation même du monde comme une chute de l'Être divin : hypothèse qui fut une des causes principales des erreurs dans lesquelles s'égarèrent les néoplatoniciens d'Aler xandrie. Autour de ces dogmes principaux se. groupaient une multitude d'autres idées plus exagérées et plus hasardées les unes que les autres. Chacun leur donnait pour principe une révélation supérieure* tfi. général, ô'est l'imagination qui joue le principal rôle dans la philosophie des Orientaux ; et ils aiment à se perdre dans leurs hypothèses , appliquées sans cesse à un ordre de faii& au-dessus de la nature. La morale eut aussi à souffrir de cette manie de irèves supernaturalistes , et fut travestie en im étroit et iiôQuUeii^c