‹ Histoire de la PhilosophieChapitre 7 sur 126 · I,A PHILOSOPHIE DE LA CHINE · texte numérisé non relu

I,A PHILOSOPHIE DE LA CHINE

8. Lao-tseu. — Lao-tseu vit le jour vers l'an 604 av. J.-C. Il est l'auteur de l'ouvrage intitulé : Tao-te-king ou Livre de la voie et de la vertu qui renferme ses doctrines philosophiques. Le Tao-teking contient deux parties : la métaphysique et la morale.

9. Métaphysique de Lao-tseu. — Le trait caractéristique de la métaphysique de Lao-tseu est le

panthéisme. Ce philosophe croit à l'existence d'une substance suprême, immuable, spirituelle, invisible, infinie, bref, à l'Etre éternel, principe premier dont toutes choses procèdent par voie d'émanation. Quelques commentateurs du Tao-te-king vont jusqu'à croire que Lao-tseu soupçonnait l'existence de la Trinité 1.

10. Morale de Lao-tseu. — Plutôt moraliste que métaphysicien, Lao-tseu a laissé tout un code de préceptes et de devoirs, incomplet, il est vrai, mais qui, par l'élévation et la pureté, l'emporte sur toutes les maximes des philosophes de la Grèce païenne. Rattachant la morale à la métaphysique, il donne Dieu (Tao) comme la source de la vertu (Te) et le propose comme modèle à l'homme vertueux.

Le grand principe sur lequel repose toute la morale du philosophe chinois, est celui du nonagir. " Le non-agir est, selon le père de la philosophie chinoise, le faîte de la perfection morale et marque l'état de sainteté accomplie par l'homme ; arrivé à cette hauteur, l'homme reproduit en soi l'image du Tao, l'être parfait, qui pratique constamment le non-agir 2. "

N'allons pas chercher dans ce non-agir la condamnation de toute activité, d'où qu'elle vienne, soit de l'intelligence, soit de la volonté. C'est ce qu'enseignent certains disciples de Lao-tseu. Pour eux, le non-agir, c'est l'immobilité complète, ' l'immobi-

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