‹ Histoire de la philosophie atomistiqueChapitre 11 sur 64 · RAPPORTS EWTRE LWTOHISME HINDOU ET L ATOMISME GREC · texte numérisé non relu

RAPPORTS EWTRE LWTOHISME HINDOU ET L ATOMISME GREC

$aphe$ grecs puêserU être regardés réellement comme les disciples des pkihsapkes de T Inde, li

Sans doute, cest là le langage d'une scrupuleuse critique, et cependant, à toutes les époques de l'histoire, le phénomène de la propagation des idées religieuses ou philosophiques a été d'expé* rience commune. En Grèce, les sectes épicurienne et stoïcienne; aux premiers temps du christianisme, les hérésies; plus tard, de simples doctrines d'école ont groupé sans peine, de près ou de loin , des milliers d'adhérents qui , certes, ne remplissaient pas toutes les conditions ci-dessus énumérées. On objectera que le véhicule de l'idée était alors une émotioii morale; mais qui sait si les débuts de la science n'ont pas provoqué un ébranlement de l'esprit analogue à la foi? Lewes(^) n'est pas éloigné d'en juger ainsi : crTout nous porte à croire que l'aurore de la pensée scientifique coïncide, en Grèce, avec un grand mouvement religieux dans l'Orient. -n

Ce mouvement, qui porte le nom de bouddhistnCy n'a point, à coup s&r, sa répercussion directe dans les systèmes ioniens; mais il explique peut-être que, grâce à l'effervescence de tous les esprits, quelque cho?e ait passé, de l'Inde en Grèce, qui ait motivé un nouvel essor de la pensée. N'oublions pas que le bouddhisme est une l'évolte contre la tradition religieuse qui avait ressaisi peu à peu la philosophie et qui, sous le nom de Védantay menaçait d'étouffer à nouveau sa liberté; que c'est un retour aux doctrines matérialistes et principalement à l'atomisme des Vaïseshikas, qui avait signalé une première délivrance de la spéculation; enfin, que l'idée mère de l'atomisme est une de ces idées simples qui tiennent en peu de mots et peuvent se transmettre sans commentaires ni développements scolasliques.

Tout cela, j'en conviens, ne prouve pas que le matérialisme grec soit la continuation pure et simple du matérialisme hindou, et la question de savoir comment, sans communication évidente et im-

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médiate, les deux systèmes ont pu se suivre comme s'ils s'enchaînaient Tun à l'autre, cette insoluble question, qui a tant d'analogues dans la série des problèmes historiques, reste encore pendante; mais il n'est peutr-être pas inutile de l'avoir ainsi réduite à ses derniers éléments et d'avoir défini rigoureusement les termes dans lesquels elle doit être désormais posée.

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