IV
^^ Quid loquar de Demoerito? Qoem com eo conferre possumus « non modo ingenii magnitudiDe sed edam animi? qui ita sit ausQS ordiri : Bme lotfmr de witofrm. {AeaLy U, 93.)
<^ Mûllach fait obsenrer que Ménage {Ai. Laeri., IX, à6) se trompe lorsqu^il voit dans la lettre d^Épioire âi Hérodote rapportée par Dîogène (X, 35 et sniv.) nne allusion an Uéyas xàapios.
^*) Manque h la liste de M. liard.
^*^ Le passage d^Aristote visé par Mûllach et où i opinion de Démocrite est mise en jeu se trouve dans les Mêtéor. ,1,6.
^^ Hue porro respicit Artstotdes testificans Anaxagoram et Democritum statuisse couKEtas [danetarum esse conjunctionem, qunm propter cursus viciniam invic^n tangere videantur. (Svfc^o^iy rûy
^^^ QmtsL nai., dernier liv., chap. 3.
On peut supposer, sans invraisemblance , que les fragments astronomiques réunis par Mûllach (^) appartiennent au Wepl Tskdvri'ïtûv.
i3** Ilepi (pvmos TSpœrov. Ce doit être le traité désigné par Suidas sous le nom de Uepi (^vaeœs xécriiov, qu'il déclare authentique. Le titre Uepi (^vcreœs étant, en quelque sorte, traditionnel à cette époque, Tattribution n'a rien que de naturel. Je ne sais pourquoi M. Liard, qui mentionne le texte de Suidas, n ajoute pas ce traité à sa liste ^^\
ilx^ ïlepl àvOpcûitoyj (^vcnosij'&epl crapxos jS'. Aucun témoignage n'éclaire ni ne complète ce titre; l'ouvrage doit faire double emploi avec le Uepl oùaOrffriœv.
i5^ Uepi v6ov; attribué tantôt à Leucippe et tantôt à Démocrite, comme nous l'avons vu. On ne sait rien de ce traité dont le titre me paraît devoir mettre la critique en défiance. M. Liard l'omet purement et simplement.
16® Uepi olIctOv^tIc^v; forme peut-être un seul ouvrage avec les trois précédents. On est autorisé à y rapporter la plupart des fragments physiques de l'édition MûUach (^).
17*^ Uepi ^yjfiùûv. On trouve un traité de ce nom dans les œuvres d'Hippocrate. Césalpin^*', sans doule sur la foi de Diogène, l'attribue à Démocrite. Mais, s'il faut en croire Littré (*', il n'appartient même pas à l'époque où vivaient ces deux grands hommes.
18° Uepi /^poiéùûv; fait peut-être encore partie de cet ouvrage sur les sensations, ou sur les fonctions de l'âme, dont tous les précédents paraissent être des chapitres détachés. Le Uepi )(jpoté(»)v
(') Froffin. phiL grmc, p. 368, 869. M. Liard est d'ailleurs ud modèle de sAre
^'^ Doutant qu'il cite lui-même, un et pénétrante érudition,
peu plus loin (p. sa ) , un texte de Vitnive ^'^ Principal* de 1 a à 9& , p. SSg etsuiv.
disant: rr admirer etiam Democriti De ^^^ ArLmed.yV ^ 1.
rTum natura voluminai). La discussion de ^^^ Introd. aux ceuvres d'Hippocrate.
coïncide comme titre et comme sujet avec le fragment 3o (Physique) de MûUach.
19® ïlepi tS)v S^a(pep6vT(Ê)v pv(7(jiS)v. Suidas (*) et après lui Ménage '') mettent le mot pvrTfMxk au nombre de ceux que Démocrite aurait introduits dans la langue philosophique. Mûllach au contraire, citant le mot d'Hérodote ô pvdiioçTœvypafifiArùôv^ prétend que Démocrite s'est borné à remplacer le 6 par le cr (') et à écrire pvo-jxtfe pour pvdfiàç.
M. Liard serait disposé à mettre cet ouvrage au compte de Démocrite, quoiqu'il ne soit cité par aucun autre compilateur que Diogène , parce que divers textes d'Aristote (^) montrent que le mot pvfTfuk signifiait la forme pour Démocrite, par une acception très déterminée et très spéciale dont ce philosophe peut avoir fait l'objet d'une dissertation séparée. Ici le titre du traité semblerait indiquer qu'il s'agissait d'expliquer «ries différentes formes?) que les particules élémentaires peuvent posséder et d'où dérivent la figure et la nature des objets.
30® Uepl àfieiylfipvafitéûjv. Le sujet doit être crdes actions réciproques des formes v dans la série des mouvements. Aucun renseignement sur ce livre qui se rattachait sans doute au précédent.
ai* KparvvTiffpia; cité par Sextus Empiricus (^'. Démocrite y montre que tria force et la puissance de la conviction viennent de l'expérience puisée dans le témoignage des sens i). Suidas le fait également entrer dans son commentaire, comme s'il oubliait les réserves qu'il a faites sur tous les ouvrages attribués à Démocrite, moins
^'> Artide ç^yAt. <*' Notamment Mit, ^ I , &. C'est une des
^^ AdmL ad LÊmi.,l\^ àj. ' irais qualités que possèdent les atomes.
^') Sans doute.en inteq>rétant la pro- <*) Ai», logieoi, I, p. 399 (édit. Fa-
nonciation du B comme le font les Grecs brieins) : frPnscipnam robor et n^étot
modernes , par nn sifflement analogue à rf^ mIartùH petiisse ab expenmentîs , seo*
celui du ik anglais. suum usu compertis.ii
deux (^). C'était, selon toute apparence, un ouvrage de logique sur la critique de la connaissance. Les premiers fragments de la rubrique Phynquey de MûUach, pourraient s'y rattacher (p. 357 et 358).
23^ Uspï eiSeo'kov fj ^aspl zspovolv^; sorte de théologie physique, sur laquelle nous aurons à nous expliquer plus loin. Cicérone, Plutarque^^' et Sextus EmpiricusW nous apprennent que Démocrite a écrit sur la Divinatiany et nous savons qu'une des théories les plus originales, sinon les plus judicieuses, de sa doctrine religieuse concernait les fantâmes auxquels il attribuait la qualité de dieux. Il n'est donc pas étonnant qu'il ait écrit un ouvrage sur ce sujet.
â3® Uepî 'koificâv ^ Xoifuxùâv xaxSJv. Ce titre est matière à controverse. D'une part, il semble bien qu'il puisse servir à désigner un livre de Démocrite, puisque Aulu-Gelle affirme qu'il l'a trouvé dans Thiophraste <*' : (rrefert idem Democriti librum qui înscribitur %sepi Xoiftâv ^ \oi(uxZv xoxùûv^^^j). D'autre part, le sujet a paru si singulier, qu'on a cherché une version plus vraisemblable , et l'on a trouvé celle-ci, que M. Liard emprunte à la critique allemande : crt^epi XoyixSâv xavéûv^. Il faut avouer pourtant que la correction reste conjecturale , car eHe ne peut se prévaloir d'aucun texte aussi précis que celui d'Auln^elIe, et l'indication de Sextus Empiricus^^ qu'on appdle en témoignage {ip rois xopétn Aiffioxphùv) ne peut balancer l'autorité d'une citation positive.
35® kitopvfiàTOJv. Ce titre, qui n'est appuyé d'aucun rensei-
^'^ ( Artide Kporfinm^pi a) : trypœffe A9- ecmtextê : n Ego Dupenime în Ubro Théo-
fi/mptroç à k&jfphifç flSXtow Ôrwtp iarh phrasti scriptam inteni vîperamni mor-
iwaiptTtMàp wipiaif t&pypŒÇévn^ o^d nbus iibicioem scite modahteqiie adfaîbi-
^ilSkimf. tom iiiederi.ii {Noct. atL, IV, i3.)
(*> De mot. Deor.f I, 19. ^^ In qno docei homÎDom monibiit
'*) Sffw^^çêiaq., VIII, 10. medioMin faifse incentÛMiet tibîaiini.
'' Adv.wuaL,lV. (/M.)
^*) Le titre nuéme est corroboré par le '^' Adv. mêmA,, p. i63.
gnement, ne nous dit nen et parait devoir être provisoirement écaté.