‹ Histoire de la philosophie atomistiqueChapitre 23 sur 64 · CONCLUSIONS SUR L'ATOMISME ANUEN · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS SUR L'ATOMISME ANUEN

Le moment n est pas venu de porter des conclusions générales sur le système dont Démocrite, Anaxagore et Épicure ont donné des formules successives et différentes. Cependant Tatomisme ancien , par la perpétuité de ses principes fondamentaux et la concordance de ses résultats tant spéculatifs que pratiques, présente une sorte d'homogénéité , d'unité môme qui permet un jugement d'ensemble. Le trait caractéristique en est l'indépendance de la doctrine quant à la religion et même quant aux diverses formes de la transcendance qui peuvent surgir au sein de la philosophie. Cette indépendance ne se retrouvera plus en histoire, au moins jusqu'à notre siècle : les successeurs de Démocrite qui s'offriront à notre examen pendant une durée de vingt siècles, les Motecallemîn , les alchimistes, Gassendi, Leibniz, Maupertuis, ont tous subordonné leur système physique à un dogme théologique ou à un postulat métaphysique qui laisse sa marque sur la conception d'ensemble; ils sont (T créationnistes 7) , cr transformistes ?) , «r théistes ?) , (cmonadistesT), (Tspiritualistes?) . . . tout ce qu'on voudra; ils ne sont pas (( aUnnistes yi , c'esl-à-dire que l'atomisme n'est pas le principe de leur système et qu'ils n'en déduisent pas tout le reste.

En Grèce, comme nous l'avons dit déjà , l'atomisme a été l'achèvement de la philosophie naturelle de la nature, je veux dire le triomphe de l'explication immanente des choses, vainement cherchée depuis deux siècles par les premières écoles matérialistes. Par l'idée de la division particulaire et de la combinaison, par le pressentiment confus que les fonctions les plus élevées de la vie et de la conscience ne doivent être que des complications des propriétés

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