‹ Histoire de la philosophie atomistiqueChapitre 25 sur 64 · CONCLUSIONS SUR L'ATOMISME ANCIEN · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS SUR L'ATOMISME ANCIEN

vrai commencement de la connaissance des choses • . . Les choses exigent, en quelque sorte, qu'on les traite de cette façon. ^

D'autre part , les tentatives faites pour compléter le mécanisme en y introduisant un principe plus ou moins explicitement téléologique n'ont pas été si heureuses (je parle de celles qui précèdent Tépicurisme) , que Tatomisme eût à se repentir d'avoir écarté toute transcendance. De même qu'Epicure avait dû revenir à l'hylozoîsme pour expliquer l'origine du mouvement , de même Anaxagore avait dû recourir à l'anthropomorphisme pour expliquer la direction du mouvement.

Aucune conciliation ne s'était trouvée possible entre la matière et la loi. La faute en était autant au spiritualisme qu'au matérialisme , car le spiritualisme antique ne plaçant à l'origine des choses que des principes abstraits, des entités idéales comme le bien, le beau, l'un, l'être, ne rendait plausible aucune finalité effective. C'est de ce côté surtout que portera la réforme du système atomistique par la pensée moderne. Des religions monothéistes vont surgir, qui donneront à l'Absolu une détermination toute nouvelle et en feront une personne véritable, douée de conscience, de volonté, de raison surtout.

Dès lors on n'aura plus besoin de chercher d'où provient l'ordre du monde, puisque tout ordre est l'œuvre d'une raison.

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