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356 LIVRE m, PARTIE I, CHAPITRE IV.
Mais cette théorie, sans originalité, ne mérite point de retenir Tattention.
Les qualités. — Mieux vaut donner quelques indications sur les accidents ou qualités qui servent à niodîGer les substances, de la façon que nous avons exposée.
Ici Scbmoelders est notre guide : il a consacré une grande partie de son étude sur les Motecallemin à énumérer et distinguer les diverses modalités des êtres créés.
L'Ecole du Galâm était conceptualiste et n'admettait point tous les attributs que formulaient les Motazélites. Ceux-ci reconnaissaient aux substances quatre attributs primordiaiux(') : la substantialité, la limitation, l'existence et l'apparition (ou liaison nécessaire a nn phénomène). Les Motecallemin jugeaient que tout cela peut être affirmé avec raison des atomes, mais que ce sont de pures conceptions de l'esprit, comme la réalité y la possibilité ^ la nécessité y érigées par d'autres en qualités positives (^).
Ils adoptaient, eux aussi, des catégories; Scbmoelders «en cite sept : oày quanli, rapport j possession j action ^ passion ^ situation y mais n'y voyaient que des abstractions sans réalité (').
Même chose pour la quantité : crLes philosophes prétendent que la surface, étant un accident réel, est dans le corps, que la ligne est dans la surface, le point dans la ligne, et que, par conséquent, ces trois choses ont une réalité concrète, t) C'est là une grande ei^ reur, d'après les Motecallemin. La surface ne subsiste pas dans le corps, elle en est la limitation; or limiter une chose, c'est lui mettre des bornes infranchissables, la terminer, la faire disparaître. La surface ne fait donc pas partie du corps, mais elle en est le terme; c'est une notion purement négative et qui ne saurait être réelle : rrsi elle était réelle, elle devrait, en tant que partie du corps, avoir comme lui les trois dimensions t).
^'^ Srhmoekiers, Essai, p. 1Û9. — ^•' Ibid., p. ibg, — ^^^ Ibid., p. i6o.