‹ Histoire de la philosophie Cartésienne (volume 5)Chapitre 22 sur 77 · II. U · texte numérisé non relu

II. U

ut PHILOSOPHIE CARTÉSIENNE.

vent, pendant plusieurs années, jusqu'à sa mort, et que je lui aie comniuniqué quelques ouvrages, avant que de les faire imprimer, il ne m*a jamais dit la moindre parole qui marquât quelque mécontentement de mon Traité. » Il est très-possible que Malebranche exagère la portée de cette réconciliation avec Bossuet^ en l'interprétant conime un retour aux doctrines du Traité de la nature et de la grâce, Bossuet était mort et ne pouvait plus protester contre cette assertion. Il est plus probable que roccasion de cette réconciliation, comme nous l'apprend le P. André, fut le Traité de Vamour de Diêuy où Malebranche prenait parti pour l'opinion de Bos'suet, dans cette autre guerre, dont nous parlerons plus tard, contre Fénelon et le pur amour (l).

(I) Bossuet fut ravi d'avoir un second d*un si grand mérite dans sa lutte contre Fénelon. 11 était déjà revenu de bien des préventions contre Malebranche ; mais le Traiié de Vamour de Dieu, dit le P. André, acheva de le convertir. « Sa conversion fut éclatante. Il alla le premier voir le P. Halebranclie, lui offrit -son amitié et lui demanda la sienne. Leur réconciliation ne put être cachée et leur fit d'autant plus d'honneur qu'elle fut sincère. Depuis ce temps-là, M. de Meaux et le P. Malebranche furent amis Jusqu'à la familiarité. » (Manuscrit de la Vie de Malebranche.)

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