‹ Histoire de la philosophie CartésienneChapitre 24 sur 37 · âo · texte numérisé non relu

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d'un vrai bien, illusion relativement au pouvoir de Tâcne d^y tendre librement. En réalité, pour Spinoza, il ne peut y avoir de vrai bien; il rejette toute distinction absolue du bien et da mal, el il professe qu'au sein de Tordre universel, des choses tout est également bon et parfait. N'a-l-il pas dit dans le Traité de la réforme de l'entendement^ que si nous concevons un vrai bien, une nature supérieure à la nôtre, un idénl de la nature humaine, c'est seulement en raison de notre ignorance de Tordre universel et nécessaire des choses, et que al nous croyons pouvoir y atteindre, c*est seulement par rignorance des obstacles? Quels sont ces élus qui parviennent à la plus grande part d'immortalité? Ce ne sont pas les lUMiiroeJS de bonne volonté, mais ceux dont le corps est propre mu plus grand nombre de fonctions. Du plus ou moins grand nonbf e de fonctions dont le corps humain est capable, il fait Sépendre la conscience de soi, la connaissance de Dieu et des ^liosesy et en conséquence la vie éternelle (1). Spinoza ne i^est donc pas contredit. En morale comme en métaphysique, *âBBe 0'est pour lui qu'un automate dont il décrit savamoient [oa ressorts. Aussi sa morale, dépourvue de l'idée du loèrite ^t du démérite , manque-t-elle de sanction ; mais, pour en éclairer le vrai caractère, ne suffit-il pas de ces deux maximes: V^ti celui qui l'enfreint n'est pas coupable, et que celui qui ^ ^^pent de l'avoir enfreinte, est deux fois misérable ?

(*) Eth., part. 5, pr. 39.

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